Appel au rassemblement de soutien aux prisonniers Palestiniens en grève de la faim

A l’initiative du Collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens,  dont la LDH fait partie,  le mercredi 24 mai de 18h à 19h30 place de l’Opéra a Paris

La grève de la faim engagée par 1 800 prisonniers palestiniens à l’initiative de Marwan Barghouti a dépassé son premier mois et la santé des grévistes ne cesse de s’aggraver.

Leurs revendications relèvent du simple respect du droit international. Les prisonniers demandent entre autres des téléphones publics dans les prisons, des droits de visite élargis, la fin des négligences médicales et des mises à l’isolement, l’accès à des chaînes télévisées et la climatisation, des conditions sanitaires dignes, droits de visites, droit à la lecture etc… Ces prisonniers n’ont pas d’autres moyens de défendre leurs droits et de le faire savoir au monde. Mais leurs vies sont en danger.

La Croix rouge n’a, quasiment, pas accès aux prisonniers et ni les avocats, ni les familles ne peuvent leur rendre visite. Le gouvernement israélien n’a jusqu’ici répondu que par le mépris et des mesures d’aggravation comme les mises à l’isolement, les fouilles systématiques des cellules ou les tentatives d’alimentation forcées interdite par le droit international et dangereuses pour la santé des grévistes.

Le Collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens dont la LDH est membre appelle à manifester notre solidarité et à demander au gouvernement français une intervention ferme pour exiger qu’Israël donne satisfaction aux droits élémentaires des prisonniers palestiniens.

Article source: http://www.ldh-france.org/appel-au-rassemblement-soutien-aux-prisonniers-palestiniens-en-greve-faim/

Communiqués de la LDH

La LDH dans les médias du 12 au 18 mai 2017

Télécharger la revue de presse de la LDH du 12 au 18 mai 2017 Revue de presse du 12 au 18 mai 2017

Article source: http://www.ldh-france.org/ldh-les-medias-du-12-au-18-mai-2017/

Communiqués de la LDH

La LDH dans les médias du 5 au 11 mai 2017

Télécharger la revue de presse de la LDH du 5 au 11 mai 2017

Article source: http://www.ldh-france.org/ldh-les-medias-du-5-au-11-mai-2017/

Communiqués de la LDH

La LDH soutient le film documentaire « Islam pour mémoire », de Bénédicte Pagnot

 Sortie le 22 mars 2017

 

Islam pour mémoire est d’abord un voyage dans l’espace : d’Espagne en Iran, du Maroc à Jérusalem et aux Emirats. Voyage aussi dans le temps, à l’écoute des savants, théologiens, poètes qui ont construit, depuis le plus haut moyen Age, une richissime culture musulmane.

C’est en même temps un film déclenché par une émission de radio de France-Culture, Cultures d’Islam, et un hommage à son auteur disparu en 2014 : Abdelwahab Meddeb, philosophe tunisien, érudit et humaniste, ami de Mahmoud Darwich et de Benjamin Stora. La réalisatrice, passionnée par les réponses qu’il apporte aux questions qu’elle se pose sur l’Islam, quitte sa Bretagne pour de grands périples, convainc Meddeb de l’intérêt de son projet de film – ce film qu’il n’aura pas vu terminé –, l’accompagne dans certains de ses voyages et lui donne la parole dans ses méditations sur une civilisation dont il refuse la mort.

On découvre avec eux des terres de beauté et de misère, des sociétés non laïques où le religieux et le politique sont imbriqués, où les femmes sont durement discriminées, ainsi que les mécréants et les étrangers. Cependant l’Occident tient de plus en plus l’Islam comme une religion d’exclus, entend le partage au sens de division et non plus de mise en commun, s’épouvante du terrorisme islamique, patauge dans l’amalgame, reste indifférent aux révolutions dites du printemps arabe et vote chez lui pour les extrêmes droites.

Comment en est-on arrivé là ? Le film énonce des causes nombreuses et en donne des éléments ; internes à l’Islam, à commencer par l’effondrement précoce d’une civilisation entière dans l’obscurantisme, comme à Bagdad, capitale intellectuelle avec sa maison de la Sagesse, dévastée au XIIIe siècle ; des luttes de pouvoir, comme en Andalousie où la catholicité triomphante écrase les Infidèles ; au XXe siècle, les politiques des grandes puissances, de la course aux dollars et au pétrole. S’ensuit la montée du wahhabisme, du salafisme et du djihad meurtrier, qui aggrave le rejet de l’Islam et les effets en retour de ce rejet, quand nous confondons les défenseurs de l’Islam avec ses destructeurs.

Meddeb propose une solution, celle de la connaissance, celle qu’il a assidûment enseignée toute sa vie. Il faut étudier l’Islam rationaliste et progressiste du moyen Age et des Lumières ; rappeler que les premiers traités d’optique et l’invention de la perspective viennent de l’Irak médiéval ; favoriser la recherche, alors que la plupart des quatre millions de manuscrits arabes conservés ne sont pas étudiés ; relire Goethe qui disait son admiration pour le poète persan Hâfêz, qui glorifiait le vin et l’amour charnel ; connaître et entretenir les jardins et les monuments persans, arabes, afghans, les protéger des destructions criminelles des talibans, phobiques de la représentation humaine mais aussi chasseurs de trafics rémunérateurs ; ouvrir les anciennes mosquées à toutes les religions au lieu de les réserver au culte catholique, comme à Cordoue, ou de les couper en deux, mosquée et synagogue, comme à Hébron.

Idéalisme, dira-t-on : soit. Incomplet, certes, le film n’évoque ni l’Algérie de la colonisation, ni la Syrie de la guerre ; partiel et partial dans ses réponses, peut-être.

Mais très utile panorama d’un monde à la fois obsédant et méconnu, en même temps que bel hommage à la passion de paix et de culture d’un penseur disparu.

 

Islam pour mémoire

Film documentaire, 2016

Durée : 1 h. 42

Réalisation : Bénédicte Pagnot

Production : Mille et une Films. Gilles Padovani

 

Article source: http://www.ldh-france.org/35842/

Communiqués de la LDH

Toutes et tous jeudi 18 mai à 17h30 devant le Ministère des affaires étrangères pour soutenir les 1800 grévistes de la faim palestiniens

Rassemblement à l’appel de plusieurs organisations, dont la LDH, membres du Collectif national pour pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

 

La grève de la faim engagée par 1 800 prisonniers palestiniens à l’initiative de Marwan Barghouti va dépasser son premier mois. Chaque jour qui passe met à présent en danger leur vie.

Cette action légitime et non violente est menée pour protester contre les violations de leurs droits humains fondamentaux tels qu’ils sont garantis par le droit international.

Victimes de tortures, de traitements dégradants, inhumains et de négligence médicale, ces prisonniers n’ont pas d’autres moyens de défendre leurs droits et de le faire savoir au monde.

La Croix rouge n’a, quasiment, pas accès aux prisonniers et ni les avocats, ni les familles ne peuvent leur rendre visite. Le gouvernement israélien n’a jusqu’ici répondu que par le mépris et des mesures d’aggravation comme les mises à l’isolement, les fouilles systématiques des cellules ou les tentatives d’alimentation forcées interdite par le droit international et dangereuses pour la santé des grévistes.

Laisser se poursuivre cette grève sans un soutien fort de la solidarité internationale et une intervention de notre pays pour exiger qu’Israël donne satisfaction aux droits des grévistes, serait criminel.

Déjà de nombreuses actions et manifestations ont été décidées à Paris et dans toutes la France, nous nous en félicitons. Mais il faut intensifier la pression en direction du gouvernement et nous appelons à marquer par notre présence jeudi 18 mai de 17h30 à 19h00, devant le ministère des affaires étrangères aux Invalides, notre colère en interpellant le nouveau ministre sur cette situation qui ne peut plus attendre, qui ne peut plus durer.

 

Rassemblement jeudi 18 mai de 17h30 à 19h00, devant le ministère des affaires étrangères aux Invalides, à Paris

 

Signataires membres du Collectif pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – AILES Femmes du Maroc – Alternative Libertaire (AL) – Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) – Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP)– Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Droit-Solidarité – Ensemble ! – Europe Ecologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Forum Palestine Citoyenneté – Génération Palestine – La Courneuve-Palestine – le Mouvement de la Paix – les Femmes en noir – Ligue des droits de l’Homme (LDH) – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femmes Egalité – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Parti de l’émancipation du peuple – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Socialistes pour la Paix – Sortir du colonialisme – Syndicat National des Enseignements de Second degré (SNES/FSU) – Une Autre Voix Juive (UAVJ) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Juive Française pour le Paix (UJFP) – Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) – Union syndicale Solidaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Article source: http://www.ldh-france.org/toutes-jeudi-18-mai-17h30-devant-ministere-affaires-etrangeres-soutenir-les-1800-grevistes-faim-palestiniens/

Communiqués de la LDH

La LDH soutient le film documentaire « L’Islam pour mémoire », de Bénédicte Pagnot

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 Sortie le 22 mars 2017

 

L’Islam pour mémoire est d’abord un voyage dans l’espace : d’Espagne en Iran, du Maroc à Jérusalem et aux Emirats. Voyage aussi dans le temps, à l’écoute des savants, théologiens, poètes qui ont construit, depuis le plus haut moyen Age, une richissime culture musulmane.

C’est en même temps un film déclenché par une émission de radio de France-Culture, Cultures d’Islam, et un hommage à son auteur disparu en 2014 : Abdelwahab Meddeb, philosophe tunisien, érudit et humaniste, ami de Mahmoud Darwich et de Benjamin Stora. La réalisatrice, passionnée par les réponses qu’il apporte aux questions qu’elle se pose sur l’Islam, quitte sa Bretagne pour de grands périples, convainc Meddeb de l’intérêt de son projet de film – ce film qu’il n’aura pas vu terminé –, l’accompagne dans certains de ses voyages et lui donne la parole dans ses méditations sur une civilisation dont il refuse la mort.

On découvre avec eux des terres de beauté et de misère, des sociétés non laïques où le religieux et le politique sont imbriqués, où les femmes sont durement discriminées, ainsi que les mécréants et les étrangers. Cependant l’Occident tient de plus en plus l’Islam comme une religion d’exclus, entend le partage au sens de division et non plus de mise en commun, s’épouvante du terrorisme islamique, patauge dans l’amalgame, reste indifférent aux révolutions dites du printemps arabe et vote chez lui pour les extrêmes droites.

Comment en est-on arrivé là ? Le film énonce des causes nombreuses et en donne des éléments ; internes à l’Islam, à commencer par l’effondrement précoce d’une civilisation entière dans l’obscurantisme, comme à Bagdad, capitale intellectuelle avec sa maison de la Sagesse, dévastée au XIIIe siècle ; des luttes de pouvoir, comme en Andalousie où la catholicité triomphante écrase les Infidèles ; au XXe siècle, les politiques des grandes puissances, de la course aux dollars et au pétrole. S’ensuit la montée du wahhabisme, du salafisme et du djihad meurtrier, qui aggrave le rejet de l’Islam et les effets en retour de ce rejet, quand nous confondons les défenseurs de l’Islam avec ses destructeurs.

Meddeb propose une solution, celle de la connaissance, celle qu’il a assidûment enseignée toute sa vie. Il faut étudier l’Islam rationaliste et progressiste du moyen Age et des Lumières ; rappeler que les premiers traités d’optique et l’invention de la perspective viennent de l’Irak médiéval ; favoriser la recherche, alors que la plupart des quatre millions de manuscrits arabes conservés ne sont pas étudiés ; relire Goethe qui disait son admiration pour le poète persan Hâfêz, qui glorifiait le vin et l’amour charnel ; connaître et entretenir les jardins et les monuments persans, arabes, afghans, les protéger des destructions criminelles des talibans, phobiques de la représentation humaine mais aussi chasseurs de trafics rémunérateurs ; ouvrir les anciennes mosquées à toutes les religions au lieu de les réserver au culte catholique, comme à Cordoue, ou de les couper en deux, mosquée et synagogue, comme à Hébron.

Idéalisme, dira-t-on : soit. Incomplet, certes, le film n’évoque ni l’Algérie de la colonisation, ni la Syrie de la guerre ; partiel et partial dans ses réponses, peut-être.

Mais très utile panorama d’un monde à la fois obsédant et méconnu, en même temps que bel hommage à la passion de paix et de culture d’un penseur disparu.

 

L’Islam pour mémoire

Film documentaire, 2016

Durée : 1 h. 42

Réalisation : Bénédicte Pagnot

Production : Mille et une Films. Gilles Padovani

 

Article source: http://www.ldh-france.org/ldh-soutient-film-lislam-memoire-benedicte-pagnot/

Communiqués de la LDH

En Tchétchénie, l’Etat doit cesser de persécuter les homosexuels !

Communiqué LDH

 

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et transphobie célébrée tous les 17 mai, la Ligue des droits de l’Homme rappelle son combat contre les discriminations, et contre toutes les atteintes aux personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.

Elle dénonce avec force les traitements inhumains et dégradants dont font l’objet aujourd’hui les homosexuels dans le monde, et tout particulièrement en ce moment, en Tchétchénie.

Elle appelle à la plus grande vigilance et à la mobilisation pour que cessent ces pratiques d’un autre temps, et que les droits de chacun soient respectés.

 

 Paris, le 16 mai 2017

Article source: http://www.ldh-france.org/en-tchetchenie-letat-cesser-persecuter-les-homosexuels/

Communiqués de la LDH

La LDH soutient le film « Wùlu », de Daouda Coulibaly

WULU_ACCATTONE-22 AVRI-1

Sortie le 14 juin 2017

 

Ladji, âgé de vingt ans, est chauffeur de bus à Bamako. Il travaille dur pour survivre et permettre à sa sœur Aminata qui se prostitue, de s’en sortir. Alors, quand on lui refuse une promotion qu’il estime largement méritée, il décide de contacter Driss, un dealer, pour lequel il accepte de conduire une petite cargaison de cocaïne entre Conakry et Bamako. Avec deux compères, Ladji plonge dans l’univers du trafic de cocaïne.

Le réalisateur, franco-malien, est né et a grandi à Marseille ; ce film est son premier long-métrage. Déjà pour ses courts-métrages, il s’est projeté dans des histoires qui ont lieu en Afrique parce que, dit-il, il a envie « de creuser l’idée d’être africain » et d’aller au-delà des images de l’Afrique véhiculées par les médias.

Bien qu’il ait choisi la forme fictionnelle, il a donc réalisé un film très contextualisé, à la fois sur le plan historique, politique et sociéta. Il y traite de la corruption qui a gangrené les structures politiques, sociales, et économiques du Mali, l’Etat malien ayant dépassé la simple complicité pour être directement impliqué dans le trafic de cocaïne en provenance d’Amérique latine et à destination de l’Europe ; ce qui a provoqué l’effondrement de cet Etat en 2012. Car le trafic de drogue est la cause qui a eu le plus d’impact sur l’affaissement moral dont le pays ne se relève toujours pas et que le film décrit par le biais de l’évolution de Ladji, ce jeune homme pris dans un engrenage fatal dont il ne se remettra pas.

Le film, traité comme un thriller, nous entraîne dans la frénésie, l’énergie folle d’une ville, Bamako, écartelée entre modes de vie traditionnels et modernité ; le rythme, vif, colle à l’agitation urbaine pleine de vie et de jeunesse et aux pas d’un héros taiseux, dont le principal mode d’expression est l’action dans laquelle il s’enferre, comme malgré lui, car le regard qu’il porte sur la classe de parvenus, dont il est désormais l’un des membres, semble sans complaisance.

Le réalisateur porte ainsi, à travers son personnage, un regard sans concession sur cette bourgeoisie parvenue grâce à l’argent sale, qui ne pense qu’à copier l’Occident et méprise le petit peuple dont elle est issue. Le constat est terrible et nous concerne car, que nous le voulions ou non, l’Occident est partie prenante de cette situation qui sert certains intérêts alors même que ces trafics sont une des bases financières du développement du terrorisme, en l’espèce celui d’Aqmi.

Ce film peut donc permettre de débattre des causes d’une situation favorable au développement du péril terroriste à travers l’extension du crime organisé dont l’Occident est partie prenante.

 

Wùlu

France-Sénégal 2017

Durée : 1h35

Réalisation : Daouda Coulibaly

Distributeur : New Story

 

 

Article source: http://www.ldh-france.org/ldh-soutient-film-documentaire-wulu/

Communiqués de la LDH

La LDH soutient le film documentaire « Wùlu », de Daouda Coulibaly

WULU_ACCATTONE-22 AVRI-1

Sortie le 14 juin 2017

 

Ladji, âgé de vingt ans, est chauffeur de bus à Bamako. Il travaille dur pour survivre et permettre à sa sœur Aminata qui se prostitue, de s’en sortir. Alors, quand on lui refuse une promotion qu’il estime largement méritée, il décide de contacter Driss, un dealer, pour lequel il accepte de conduire une petite cargaison de cocaïne entre Conakry et Bamako. Avec deux compères, Ladji plonge dans l’univers du trafic de cocaïne.

Le réalisateur, franco-malien, est né et a grandi à Marseille ; ce film est son premier long-métrage. Déjà pour ses courts-métrages, il s’est projeté dans des histoires qui ont lieu en Afrique parce que, dit-il, il a envie « de creuser l’idée d’être africain » et d’aller au-delà des images de l’Afrique véhiculées par les médias.

Bien qu’il ait choisi la forme fictionnelle, il a donc réalisé un film très contextualisé, à la fois sur le plan historique, politique et sociéta. Il y traite de la corruption qui a gangrené les structures politiques, sociales, et économiques du Mali, l’Etat malien ayant dépassé la simple complicité pour être directement impliqué dans le trafic de cocaïne en provenance d’Amérique latine et à destination de l’Europe ; ce qui a provoqué l’effondrement de cet Etat en 2012. Car le trafic de drogue est la cause qui a eu le plus d’impact sur l’affaissement moral dont le pays ne se relève toujours pas et que le film décrit par le biais de l’évolution de Ladji, ce jeune homme pris dans un engrenage fatal dont il ne se remettra pas.

Le film, traité comme un thriller, nous entraîne dans la frénésie, l’énergie folle d’une ville, Bamako, écartelée entre modes de vie traditionnels et modernité ; le rythme, vif, colle à l’agitation urbaine pleine de vie et de jeunesse et aux pas d’un héros taiseux, dont le principal mode d’expression est l’action dans laquelle il s’enferre, comme malgré lui, car le regard qu’il porte sur la classe de parvenus, dont il est désormais l’un des membres, semble sans complaisance.

Le réalisateur porte ainsi, à travers son personnage, un regard sans concession sur cette bourgeoisie parvenue grâce à l’argent sale, qui ne pense qu’à copier l’Occident et méprise le petit peuple dont elle est issue. Le constat est terrible et nous concerne car, que nous le voulions ou non, l’Occident est partie prenante de cette situation qui sert certains intérêts alors même que ces trafics sont une des bases financières du développement du terrorisme, en l’espèce celui d’Aqmi.

Ce film peut donc permettre de débattre des causes d’une situation favorable au développement du péril terroriste à travers l’extension du crime organisé dont l’Occident est partie prenante.

 

Wùlu

France-Sénégal 2017

Durée : 1h35

Réalisation : Daouda Coulibaly

Distributeur : New Story

 

 

Article source: http://www.ldh-france.org/ldh-soutient-film-documentaire-wulu/

Communiqués de la LDH

Solidarité avec les réfugiés syriens et les migrants subsahariens bloqués à la frontière algéro-marocaine

Rassemblement à l’appel de plusieurs personnalités et organisations, dont la LDH, le jeudi 18 mai 2017, à 18 heures 30, à Paris, Fontaine des Innocents, Place du Châtelet.

 

Depuis le 17 avril dernier, quarante et un réfugiés syriens, dont quinze d’enfants, sont bloqués dans une zone frontalière algéro-marocaine, près de la ville de Figuig (Maroc), dans des conditions extrêmement difficiles, sous un soleil de plomb la journée et soumis à des attaques de serpents et de scorpions la nuit.

Le 8 mai, la situation s’est encore aggravée car les autorités marocaines ne laissent plus la société civile sur place venir en aide à ces réfugiés et leur fournir le minimum vital, à savoir de l’eau et de la nourriture. Face à l’évolution dramatique de la situation dans laquelle se trouvent ces réfugiés, plusieurs associations et organisations se mobilisent pour alerter l’opinion publique maghrébine et internationale, ainsi que les instances internationales afin de trouver une réponse à cette urgence humanitaire.

Par ailleurs, nous avons appris, par le mouvement associatif marocain, que trente-quatre migrants subsahariens se trouvent dans la même situation de détresse, rejetés et bloqués, eux aussi, à la frontière algéro-marocaine.

Les autorités respectives de l’Algérie et du Maroc passent, aujourd’hui, leur temps à se renvoyer la responsabilité de cette situation dramatique sans venir en aide à ces réfugiés. Elles sont coupables de non-assistance à personnes en danger.

La militarisation des frontières algéro-marocaines entraîne de graves violations des droits humains. Depuis plusieurs années, les deux armées chassent les migrants subsahariens d’une frontière à l’autre,  en flagrant délit d’atteinte aux droits des réfugiés et de la Convention internationale de Genève relative à la protection des réfugiés, bafouant le plus élémentaire des droits humains : celui d’accueillir des demandeurs d’asile syriens échappant à la guerre qui ravage leur pays, ou des migrants subsahariens fuyant la misère.

Cette attitude illustre dramatiquement les conséquences de l’approche du tout sécuritaire imposée aux peuples de la région qui aspirent à un Maghreb des peuples ouvert, solidaire et démocratique.

Face à cette situation, les associations, organisations et personnes signataires :

– alertent l’opinion publique sur ce drame humain ;

– exigent des autorités marocaines et algériennes d’assurer la protection des réfugiés et des migrants, de les accueillir dignement et de leur garantir dans l’urgence l’acheminement des vivres et des soins ;

– interpellent les instances internationales pour une solution rapide dans le respect du droit et des conventions internationales.

– exigent des autorités françaises de prendre leur responsabilité dans l’accueil des réfugiés syriens.

– appellent à un rassemblement de solidarité avec les réfugiés syriens et les migrants sub-sahariens :

 

Jeudi 18 mai 2017, à 18 heures 30,

Fontaine des Innocents,

Place du Châtelet, Paris.

 

Premières associations et organisations signataires :

Immigration Développement Démocratie (IDD), Association des Marocains en France (AMF),  Collectif algérien en France ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Fédération des Amis de Figuig (FAF), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Réseau Euromed France, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples – MRAP, Association de défense des droits de l’homme au Maroc (ASDHOM), Association marocaine des droits humains (AMDH)-IDF Paris, Assemblé citoyenne des originaires de Turquie (ACORT), El Ghorba, Association Promotion des Cultures et du Voyage (APCV).

 

Avec le soutien de :

Abdallah Zniber, militant associatif ; Abderrazak Bouazizi Horchani, militant associatif ; Ali Brahimi, ancien militant du MCB et ancien parlementaire ; Bachir Maaouni, militant associatif ; Boualem Zireg, militant associatif ; Cherif Ferjani, essayiste  ; Driss Elkherchi, militant associatif ; Farouk Belkeddar, militant associatif ; Hassan Slama, universitaire ; Hedi Chenchabi, militant associatif ; Hichem Abdessamad, militant associatif ; Lana Sadeq, militante associative ; Michel Tunbiana, responsable associatif ; Mohammed Bazza, militant associatif ; Mohammed-Lakhdar Ellala, militant associatif  ; Mohsen Dridi, militant associatif ; Moncef Guedouar, militant associatif ; Mohamed Ben Said, militant associatif ; Mourad Allal, militant associatif ; Mouhieddine Cherbib, militant associatif ; Mourad Allal, militant associatif ; Nadia Chaabane, militante associative ; Rahim Rezigat, responsable associatif ; Raymond Benhaïm, économiste ; Renée Le Mignot, responsable associative ; Souad Chaouih, militante associative ; Tewfik Allal, militant associatif ; Umit Metin, militant associatif

 

Article source: http://www.ldh-france.org/solidarite-les-refugies-syriens-les-migrants-subsahariens-bloques-frontiere-algero-marocaine/

Communiqués de la LDH