52e anniversaire de l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka

L’Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire Vivante
et le SNES – FSU
appellent à un rassemblement à sa mémoire

52 ans après…
– pour que cessent les raisons d’Etats ;
– pour faire échec à l’organisation de l’oubli et de l’impunité.

Le dimanche 29 Octobre 2017 à 18H00
Boulevard Saint-Germain face à la Brasserie LIPP
Métro : Saint-Germain-des-Prés ou Mabillon

« Ce qui importe c’est la définition des pouvoirs et des responsabilités devant le peuple, et la mise en place d’institutions authentiquement populaires » Mehdi Ben Barka

Avec le soutien de (premiers signataires) : Association des Marocains en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association des Marocains de Belgique pour les Droits de l’Homme (AMBDH), AMDH (Paris-IDF), Forum Marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ-France), Parti Socialiste Unifié en France (PSU-Maroc), La Voie Démocratique en France, Parti de l’avant-garde démocratique socialiste- Fédération d’Europe (PADS-Europe), Union socialiste des forces populaires (USFP-France), Association Mémoire Vérité Justice France (MVJ France), Association de Parents et Amis de disparus au Maroc (APADM), Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED), Al Wasl, Sortir du Colonialisme, Ecologie sociale, Association Française d’Amitié et de Solidarité Peuples Afrique (AFASPA), La ligue des droits de l’Homme (LDH), Collectif Faty-Koumba (Association des Libertés, Droits de l’homme et non-violence), D’ailleurs nous sommes d’ici (Bas-Rhin), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Fondation Frantz Fanon, Parti communiste français (PCF), Ensemble !, Le parti de gauche (PG), Europe Ecologie les Verts (EELV),…

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Article source: https://www.ldh-france.org/52e-anniversaire-lenlevement-disparition-mehdi-ben-barka/

Communiqués de la LDH

Mineurs isolés étrangers et droits de l’enfant : alerte sur les prochaines mesures gouvernementales

Communiqué de Solidarité laïque, dont la LDH est membre

 

A la veille du lancement par le gouvernement du plan pauvreté des enfants, nous alertons l’opinion sur la situation des mineurs isolés étrangers (MIE) qui s’apprêtent à devenir l’exemple emblématique du très probable recul des droits de l’enfant dans notre pays.

En question : le transfert à l’État de la prise en charge des mineurs isolés étrangers, ce qui de facto, les sortirait du droit commun de la protection de l’enfance, qui est en France la compétence des conseils départementaux. Parmi les mesures annoncées, le fichage national de ces enfants considérés, dans une telle logique, comme des étrangers avant tout et non plus comme des enfants en danger. Un recul impensable au pays des Droits de l’Homme.

En 2007, le législateur a intégré la prise en charge des MIE, dans le droit commun de la protection de l’enfance. Parce que ces jeunes sont mineurs et isolés – c’est-à-dire sans leurs représentants légaux – ils relèvent de l’enfance en danger et donc de la compétence exclusive des départements. La réforme de la protection de l’enfance du 14 mars 2016 le réaffirmait encore il y a un peu plus d’un an.

Et pourtant, pour la première fois en 10 ans, le Président de la République et le gouvernement s’apprêtent à remettre en cause la place de ces jeunes vulnérables, qui sont des enfants avant tout, au sein de la protection de l’enfance.

Depuis plusieurs années, les MIE sont pris en étau entre État et Conseils départementaux et sont devenus « un moyen de pression ». En effet, certains départements opposent aujourd’hui le coût de leur prise en charge – alors même que les appels à projets prévoient de plus en plus une prise en charge a minima pour ces jeunes – à celui des autres enfants qui leur sont confiés, renvoyant systématiquement la responsabilité des MIE à l’État au titre de la politique migratoire.

Pour la première fois en dix ans, cette remise en cause de la place de ces jeunes vulnérables en protection de l’enfance a trouvé un écho auprès de la présidence et du gouvernement : l’État envisage de reprendre la responsabilité de ces mineurs, considérant ainsi ces enfants d’abord comme des étrangers. Cette réflexion s’est menée sans véritable concertation entre État, départements et associations.

Le gouvernement actuel va même bien plus loin : un système de fichier national des mineurs isolés demandant protection est en cours d’étude.

Le Défenseur des droits, dans un avis récent¹, s’oppose fermement à ce fichier qu’il considère comme « une atteinte grave à la vie privée s’agissant de personnes considérées mineures jusqu’à preuve du contraire » et met en garde les pouvoirs publics contre « la tentation de considérer systématiquement ces jeunes gens d’abord comme des « fraudeurs ».

Le Défenseur rappelle qu’il restera vigilant « quant au potentiel glissement […] vers «un droit spécifique », « hors du droit commun » qui ne serait pas conforme avec les engagements internationaux de la France ».

En effet, conformément aux engagements internationaux de la France², et au principe de non- discrimination, les mineurs isolés étrangers doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits et doivent être accueillis dans les mêmes conditions de dignité que tous les autres enfants en danger.

Remettons en perspective les propos de certains Conseils départementaux et de l’Assemblée des départements de France qui nous parlent « d’invasion », de « flux massifs » de MIE. Rappelons qu’il s’agit de 18.000 adolescents selon le dernier rapport de l’ODAS³, bien peu au regard des 320.000 enfants bénéficiaires de l’Aide Sociale pour l’Enfance (ASE) au niveau national.

« Devons-nous accepter sans rien dire cette discrimination qui s’est insinuée dans les discours et actes au point d’en devenir banale, alors que notre système de protection de l’enfance était créé initialement pour chaque enfant, peu importe sa nationalité, sa situation familiale, ses difficultés ? Un transfert de compétences des départements vers l’État serait lourd de conséquences pour les Droits de l’enfant dans notre pays. Cessez de prendre en otage ces jeunes particulièrement vulnérables que nous avons l’obligation de protéger ! », déclare ainsi Roland Biache, Délégué général de Solidarité Laïque, à la veille du lancement du plan pauvreté des enfants.

Solidarité Laïque en appelle au gouvernement : la place des mineurs isolés est au sein de la protection de l’enfance comme tout autre enfant en danger et ce, dès leur arrivée sur le territoire français.

Paris, le 17 octobre 2017

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¹Avis du Défenseur des droits n°17-10 suite à l’audition de Madame Geneviève Avenard du 28 septembre 2017 par de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, pour les crédits de la mission « Solidarité » du projet de loi de finances pour 2018 sur le thème de la prise en charge départementale des mineurs étrangers non accompagnés »
²Convention internationale des droits de l’enfant, articles 2, 3, 8 et 20.
³ODAS, Rapport « Dépenses départementales d’action sociale en 2016 : Des résultats en trompe-l’œil », Mai 2017

Article source: https://www.ldh-france.org/mineurs-isoles-etrangers-droits-lenfant-alerte-les-prochaines-mesures-gouvernementales/

Communiqués de la LDH

Etrangers : la politique du rejet

Le 27 septembre 2017, la Cour de cassation rendait un arrêt remarqué dont la solution conduit à invalider le placement en rétention administrative de nombreux demandeurs d’asile devant être renvoyés dans le premier pays d’Europe par lequel ils avaient transité, en application du règlement de Dublin.

Le répit sera toutefois de courte durée. Dans le même temps, une amplification de la politique du rejet et de l’éloignement se trame en coulisse. Au delà des discours, elle se manifeste tous azimuts.

Par l’élargissement, presque illimité, des possibilités de contrôle d’identité frontalier dans le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, dont le champ géographique est étendu, tout comme la durée, passant de six heures à douze heures consécutives. La prévention de la criminalité transfrontalière sert de prétexte fort commode à cette extension incontrôlée : l’affirmation textuelle de cet objectif est de pure forme et sera vite éclipsée par les pratiques et leurs motivations évidentes, faire du chiffre migratoire.

Par la banalisation sans précédent de l’enfermement des étrangers en situation irrégulière, qui constituerait l’une des mesures phares du projet de loi relatif à l’immigration à venir, selon l’AFP. Passant à 90 jours, voire à 135 jours en cas d’obstruction, la durée de la rétention administrative atteindrait des sommets inégalés, plus du triple de ce qu’elle était avant 2011 Le texte viserait également à contrer les effets de la jurisprudence précitée concernant les « dublinés » et à renvoyer dans des pays « tiers sûrs » un nombre important de demandeurs d’asile.

Après le drame de Marseille, Gérard Collomb vient également d’annoncer la création de 200 places supplémentaires en centre de rétention et le renforcement des services des étrangers des préfectures pour systématiser l’enfermement dans un amalgame scandaleux entre étrangers en situation irrégulière et terroristes.

Par le développement de nouveaux dispositifs facilitant l’expulsion. La lecture du projet de loi de finances pour 2018 nous apprend la création de centres d’assignation à résidence près des aéroports et la généralisation de centres de retour un peu partout en France.

L’observatoire de l’enfermement des étrangers s’insurge contre cette quête obsessionnelle de l’enfermement des exilés, sur la seule base du caractère irrégulier de leur séjour en France.  La précipitation avec laquelle ce gouvernement expulse et amplifie les dispositions passées sans discernement au nom de présupposés idéologiques, mérite la plus ferme dénonciation, afin que ce funeste brouillon ne serve de trame aux projets de lois annoncés.

Paris, le 16 octobre 2017

 

 

Article source: https://www.ldh-france.org/etrangers-politique-du-rejet/

Communiqués de la LDH

La LDH dans les médias du 6 au 12 octobre 2017

Télécharger la revue de presse de la LDH du 6 au 12 octobre 2017

Article source: https://www.ldh-france.org/ldh-les-medias-du-6-au-12-octobre-2017/

Communiqués de la LDH

Lettre ouverte : reconnaissance du crime d’Etat du 17 octobre 1961

Lettre ouverte du Collectif du 17 octobre 1961, dont la LDH, au président de la République

Monsieur le Président,

Le 15 février 2017, à la chaîne privée Echorouk News, en Algérie, vous déclariez : « La colonisation fait partie de l’histoire française, c’est un crime contre l’humanité, une vraie barbarie« .

Le 5 mai, devant la rédaction de Mediapart, vous avez déclaré : « De fait, je prendrai des actes forts sur cette période de notre histoire« . Nous pensons donc, qu’à l’occasion de ce 56e anniversaire du crime d’Etat commis en plein Paris, vous pourriez (devriez ?) ainsi concrétiser cet engagement.

Nous sollicitons de votre bienveillance une audience pour connaitre votre position précise à ce sujet, afin de pouvoir en rendre compte lors du rassemblement prévu le 17 octobre 2017 au pont Saint-Michel à Paris.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.

Pour le Collectif du 17 octobre 1961 : Olivier Le Cour Grandmaison (17 Octobre contre l’Oubli), Samia Messaoudi, Mehdi Lallaoui (Au nom de la Mémoire), M’Hamed Kaki (Les Oranges), Malik Salemkour (président de la Ligue des Droits de l’Homme – LDH), Renée Le Mignot (MRAP – Mouvement Contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), Henri Pouillot (Sortir du Colonialisme).

 

Paris, le 9 octobre 2017

Article source: https://www.ldh-france.org/lettre-ouverte-reconnaissance-du-crime-detat-du-17-octobre-1961/

Communiqués de la LDH

Un combat pour les droits de l’Homme en Colombie

La LDH et la FIDH vous invitent à une conférence à l’occasion de la visite en France du lauréat 2016 du Prix franco-allemand des droits de l’Homme attribué à « Foro Interétnico Solidaridad Chocó ». Cette association mène son action dans un processus de réduction de la pauvreté et de développement du département du Chocó, majoritairement peuplé de nombreuses communautés afro-descendantes et indigènes et très fortement touché par le conflit armé. Ce prix est attribué par les ambassades de France et d’Allemagne à Bogota depuis 2010 et vise à récompenser les initiatives d’associations ou de personnalités colombiennes pour la défense et la promotion des droits de l’Homme.

 

Conférence co-organisée par la LDH et la FIDH
Le mardi 17 octobre de 11h30 à 13h30
au siège de la LDH, 138 rue Marcadet 75018 PARIS

 

Programme
1 – Présentation : Maryse Artiguelong, vice-présidente de la FIDH.
2 – Interventions de Madame Ivonne Mercedes Caicedo Perea, responsable
de communication et de Monsieur Abid Manuel Romaña Mena coordinateur
du Foro Interétnico Solidaridad Chocó.
3 – Natalia Yaya, chargée de programme du Bureau Amérique de la FIDH :
les actions de la FIDH en Colombie (soutien des défenseurs des droits de
l’Homme et recommandations à l’ONU pour la mise en place de la Mission 2).
4 – Hélène Bouneaud, animatrice de la Lettre LDH droits de l’Homme en
Amérique latine : après l’accord entre le gouvernement et les FARC, l’état des
droits en Colombie.
5 – Conclusion : Dominique Guibert, secrétaire général de la LDH.

Article source: https://www.ldh-france.org/combat-les-droits-lhomme-en-colombie/

Communiqués de la LDH

17 octobre 1961-17 octobre 2017 : 56e anniversaire – Vérité et Justice

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient  pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur  avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris et le gouvernement de l’époque. Ils défendaient  leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la « force de police auxiliaire » – ou, pour nombre  d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.

56 ans après, la vérité est partiellement en marche. Cependant, la France n’a toujours pas  reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, en  particulier la guerre d’Algérie, non plus que dans le cortège de drames et  d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17  octobre 1961. Le 17 octobre 2012, le président de la République avait certes fait un premier pas important, en déclarant : « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes.«  Mais le terme de crime n’est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n’est pas clairement définie.

Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd’hui continuer à parler  des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à « honorer » les criminels de l’OAS.

Lors de ce rassemblement, une nouvelle plaque sera symboliquement apposée avec l’inscription suivante : A la mémoire des centaines d’Algériens tués lors des manifestations pacifiques du 17 octobre 1961 par des policiers agissant sous l’autorité du préfet Maurice Papon. Reconnaissance de ce crime d’Etat.

Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises :

–          Que la création d’un lieu de mémoire voué à cet évènement, demandée dans la résolution votée par le Sénat en octobre 2012 qui reconnaissait elle aussi ce massacre, soit rapidement mise en œuvre par les autorités de l’Etat, de la ville de Paris et la région Ile-de-France

–          Pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont  besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs homologues de l’autre rive de la Méditerranée.

–          La vérité doit être dite sur l’organisation criminelle de l’OAS que certains, comme à Béziers avec le Maire Robert Ménard, et au sein de l’ancienne majorité présidentielle veulent la réhabiliter.

Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la guerre d’Algérie, à savoir le racisme, l’islamophobie dont sont  victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissants d’origine maghrébine ou des  anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.

On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Après plus d’un demi-siècle, il est temps  :

–          que le président de la République, au nom de la France, confirme, par un geste symbolique, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’état ;

–          que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l’internement arbitraire, pendant la Guerre d’Algérie, d’Algériens dans des camps ;

–          que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, historiens et  citoyens ;

–          que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un  cadre franco-algérien, international et indépendant.

A l’occasion de ce 5e anniversaire, nous exigeons Vérité et Justice.

Rassemblement le 17 Octobre 2017 à 18h au pont Saint-Michel à Paris

Premiers signataires

Associations : 4 ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre), 17 octobre 61 contre l’oubli, 93 au Cœur de la République, Amis de l’Algérie Rennes, Association Culturelle Les Oranges, ACCA (Association Contre le Colonialisme Aujourd’hui), ACDA (Association pour le changement et la démocratie en Algérie), AFAPREDESA (L’Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis), AFASPA (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique),Fondation Frantz Fanon, Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons, ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), ANPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS), Au Nom de la Mémoire, ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants),Comité Vérité et Justice pour Charonne, CDISCOM (Collectif de Défense de l’Intégrité et de la Souveraineté des Comores). C-O10MAI (Comité d’Organisation du 10 Mai), CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires), FNACA de Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie), FTCR (Fédération des tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), Harkis et droits de l’Homme, LDH (Ligue des droits de l’Homme), MIR (Mouvement International pour les Réparations), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’amitié entre les peuples), Le Paria, Sortir du Colonialisme, UJFP (Union Juive Française pour la Paix),…

Organisations Syndicales : SNES (Syndicat National des Enseignements du second Degré), URIF-CGT (Union Régionale Ile de France de la CGT),

Partis politiques : Alternative Libertaire, ECOLOGIE Sociale, Ensemble!, NPA (Nouveau Parti anticapitaliste), PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France), PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche)

 

Télécharger l’appel au format PDF Appel-17oct-2017

Article source: https://www.ldh-france.org/17-octobre-1961-17-octobre-2017-54e-anniversaire-verite-justice/

Communiqués de la LDH

AAH, pensions d’invalidité : non au recul des droits et à l’aggravation de la précarité !

AAH, pensions d’invalidité : non au recul des droits et à l’aggravation de la précarité !

 

Allocation adulte handicapé (AAH), pensions d’invalidité : une stagnation voire un inadmissible recul du pouvoir d’achat pour 500 000 personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante s’annoncent !

Ces dernières seront partiellement ou totalement exclues des avancées, encore timides et différées dans le temps, que constituent les revalorisations de l’AAH et de la prime d’activité annoncées récemment.

Qui seront les principales victimes ?

 1. Les allocataires de l’AAH vivant en couple : pas de gain en pouvoir d’achat pour 230 000 personnes !

Le gouvernement a décidé le gel du plafond de ressources appliqué au couple sans répercuter la hausse annoncée dans le plafond. Mécaniquement, les couples ne bénéficieront donc pas d’augmentation de leur pouvoir d’achat, ces nouveaux modes de calcul neutralisant la revalorisation.

 2.    Les bénéficiaires du complément de ressources : perte très significative de pouvoir d’achat ou très peu de gain pour 65 000 personnes !

Le gouvernement prévoit la fusion des deux compléments d’AAH (majoration pour la vie autonome de 104,77 € / mois et complément de ressources de 179,31 € / mois). Cette fusion s’alignerait sur le montant le plus faible des deux. Les critères d’éligibilité à ces compléments étant différents, cette fusion entraînera au mieux un gain de pouvoir d’achat à la fin du quinquennat de 15 € / mois, au pire une perte de près de 90 € / mois (perte de la garantie de ressources, droit acquis de haute lutte en 2005).

 3.    Les personnes en emploi titulaires d’une pension d’invalidité : perte substantielle de pouvoir d’achat pour 250 000 personnes !

Les pensions d’invalidité n’ont été revalorisées que de 1 % en quatre ans. Le gouvernement prévoit qu’à compter du 1er janvier 2018, la prime d’activité pour les salariés bénéficiant d’une pension d’invalidité sera supprimée soit une perte moyenne de pouvoir d’achat de 158 € / mois.

Sans compter les pensionnés d’invalidité qui ne peuvent travailler et les aidants percevant le dédommagement PCH qui sont actuellement assujettis à la CSG. Ces derniers seront impactés de plein fouet par son augmentation, sans qu’aucune compensation n’ait été prévue.

Ces décisions inadmissibles, sont contradictoires avec les engagements du président de la République pour l’amélioration du pouvoir d’achat de TOUTES les personnes en situation de handicap.

Ensemble, disons « Non au recul des droits, non à l’aggravation de la précarité des personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante ! »

Aidez-nous à demander au gouvernement la suppression de ces mesures qui mettent en grande difficulté des centaines de milliers de personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante !

Signez cette pétition !

*L’AAH aujourd’hui = 810 € / mois.

Seuil de pauvreté évalué par l’Insee = 1 008 € / mois.
Le complément de ressources = 179,31 € / mois pour les bénéficiaires de l’AAH qui ont une capacité de travail inférieure à 5 % (a pour objectif de compenser l’absence durable de revenus d’activité des personnes handicapées dans l’incapacité de travailler.)
La majoration pour la vie autonome (MVA) = 104,77 € / mois pour les bénéficiaires de l’AAH qui vivent dans un logement indépendant et perçoivent une APL (permet aux personnes en situation de handicap vivant dans un logement de faire face aux dépenses que cela implique).
Sources : CAF, DREES

Pour en savoir plus sur ces mesures : www.faire-face.fr – rubrique ʺressourcesʺ

Organisations signataires :

AFM-Téléthon
AIDES
APF
CFPSAA
FFAIMC
FNATH
GIHP
Santé Mentale France
Unafam
Unapei
UNIOPSS

Et signé par Malik Salemkour, president de la LDH, et Dominique Guibert, secrétaire général de la LDH.

Article source: https://www.ldh-france.org/aah-pensions-dinvalidite-au-recul-droits-laggravation-precarite/

Communiqués de la LDH

Crèche de Noël « Auvergne-Rhône-Alpes » : c’est pas laïque !

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) se félicite du jugement rendu le 5 octobre 2017, par le tribunal administratif de Lyon qui a censuré la décision de Laurent Wauquiez d’installer une crèche de Noël dans le hall d’entrée du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes.

La juridiction administrative a ainsi jugé que le président du conseil régional avait méconnu le principe de laïcité et de neutralité des personnes publiques, puisqu’il n’y existe aucun usage local d’installation d’une crèche de Noël. Sauf à de très rares exceptions, c’est le cas pour les sièges des collectivités publiques sur l’ensemble du territoire français.

Le tribunal administratif refuse ensuite de considérer que le simple fait que ladite crèche ait été confectionnée par des artisans de la région lui conférerait un caractère culturel, artistique ou festif, entrant ainsi dans les exceptions admises par le Conseil d’Etat.

La manœuvre du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui avait cru pouvoir passer outre le principe de laïcité en apposant des santons issus du travail d’artisans régionaux, est ainsi censurée.

La LDH salue cette décision. Le rappel au principe de laïcité ainsi infligé à Laurent Wauquiez est utile, après celui que la cour administrative d’appel de Marseille avait adressé le 3 avril dernier à Robert Ménard, maire de Béziers.

Paris, le 10 octobre 2017

Article source: https://www.ldh-france.org/creche-noel-auvergne-rhone-alpes-cest-pas-laique/

Communiqués de la LDH

J-22 avant la trêve hivernale : les préfets expulsent massivement les habitants des bidonvilles. Un choix inefficace et inhumain

Communiqué du Collectif Romeurope dont la LDH est membre

Depuis début juillet, plus de 4600 personnes, dont de nombreux enfants, se sont vus expulsés du bidonville ou squat où ils vivaient, soit près de 50 personnes par jour [1]. Dans la moitié des cas, des solutions d’hébergement d’urgence ont été proposées, pour quelques nuits seulement.

Ces expulsions, incessantes depuis plusieurs années ont de lourdes conséquences pour les habitants, fragilisés par des années d’errance : cette semaine, un homme de 60 ans, expulsé le 27 septembre de son bidonville à Choisy le Roi, suivi à l’hôpital pour une condition cardiaque fragile, est mort dans sa voiture [2].

Ce drame s’inscrit dans un contexte d’expulsions à répétition, réponse privilégiée des pouvoirs publics depuis des années. Avec pour seuls effets la rupture des démarche d’insertion et de suivis sanitaires, la déscolarisation des enfants… Détruire les habitats précaires sans solution ambitieuses, adaptées et stables n’a fait que développer l’exclusion, la précarité. Le paradoxe est que le nombre de bidonvilles et squats ne diminue pas et semble au contraire entretenu par ces décisions irrationnelles.

Or, l’objectif commun doit rester la sortie du bidonville, car les bidonvilles sont des lieux dangereux, où les incendies sont fréquents et parfois mortels. Nous comptons 21 incendies dans des bidonvilles ou squats en 2017 et plus de 100 cumulés depuis 2012.

Depuis janvier 2017, la trêve hivernale s’applique enfin aux habitants des bidonvilles [3]. Nous espérions donc que l’hiver 2017-1018 permettrait de réfléchir à comment investir l’argent public dans des opérations de long-terme, alliant accompagnement social et mobilisation du droit commun (du logement, de l’emploi, la santé, la scolarisation notamment).

Mais au lieu d’élaborer des solutions dignes et pérennes pour les femmes, hommes et enfants contraints de vivre en bidonville et en squat en France, les pouvoirs publics semblent encore avoir choisi la facilité en préférant « faire du chiffre » avant le 1er novembre.

Nous exigeons donc que l’Etat et les collectivités locales clarifient leurs intentions : continuer à expulser et à entretenir la misère, à empêcher l’accès à l’école à de nombreux enfants, à laisser errer des personnes malades ou s’engager dans une véritable politique de lutte contre la pérennisation des bidonvilles, qui passera inévitablement par une période de stabilisation des personnes et de leurs lieux de vie.

Paris, le 10 octobre 2017

 

Télécharger le communiqué de presse

[1] Selon le recensement conjoint du CNDH Romeurope, de la Ligue des Droits de l’Homme et du European Roma Rights Centre

[2] Communiqué Romeurope 94 http://www.romeurope.org/expulsions-val-de-marne-communique-collectif-romeurope-94/

[3] Communiqué de presse interassociatif, 7 février 2017, http://www.romeurope.org/communiques-romeurope-la-treve-hivernale-sapplique-enfin-aux-bidonvilles-communique-interassociatif/

Article source: https://www.ldh-france.org/j-22-treve-hivernale-les-prefets-expulsent-massivement-les-habitants-bidonvilles-choix-inefficace-inhumain/

Communiqués de la LDH