Le Conseil d’Etat valide l’arrêté antifouille de poubelles du maire de La Madeleine instituant une peine d’amende pour les contrevenant-e-s

Communiqué LDH

 

Par deux arrêtés en date du 29 juillet 2011, le maire de La Madeleine déclarait la chasse aux précaires présent-e-s dans cette commune, l’un visant à interdire la mendicité, l’autre la fouille de poubelles. Si le premier de ces arrêtés a fait l’objet d’une annulation par le tribunal administratif suite à un recours de la LDH, le second a été validé par le Conseil d’Etat le 15 novembre 2017, après une longue procédure, et contrairement aux conclusions du rapporteur public qui s’est prononcé en faveur de son annulation.

Ledit arrêté, qui visait expressément la communauté Rom –  le maire ayant pris soin de déclarer dans la presse qu’il en assurerait une traduction en roumain et en bulgare –  n’a pas été jugé comme étant discriminatoire par le Conseil d’Etat comme entendait le démontrer la LDH.

Sur la question de l’interdiction de fouilles de poubelles, la LDH déplore encore l’arrêt rendu par la plus haute juridiction administrative. Alors que la récupération de denrées alimentaires et d’objets variés représentent trop souvent, pour les personnes en situation de précarité, un moyen de survie, notamment en période hivernale, le Conseil d’Etat valide donc un arrêté interdisant cette récupération et instituant une amende pour les plus précaires d’entre nous. Pour ce faire, la haute juridiction administrative reprend à son compte la motivation, pourtant entachée d’une dénaturation des faits manifeste, de la Cour administrative d’appel de Douai, selon laquelle l’interdiction « ne visait pas toute appropriation d’objets placés [dans les poubelles] mais une pratique d’exploration systématique des conteneurs entraînant l’éparpillement des déchets qu’ils renferment ».

Or comme le relevait la LDH devant le Conseil d’Etat, l’arrêté du maire de La Madeleine interdit bien en son article 1er sur tout le territoire de la commune et pour une durée indéterminée « les fouilles de poubelles, de conteneurs, ou de tout autre lieu de regroupement des déchets » sans distinguer donc selon les modalités d’exercice de cette activité qui, précisément, peut faire l’objet d’une réglementation rendant son exercice parfaitement compatible avec les exigences de salubrité publique, comme elle l’a été par le passé notamment pour les chiffonniers.

Alors que se multiplient, sur tout le territoire français, des mesures des plus indécentes telles que l’installation de mobiliers urbains visant à organiser l’éviction des plus démuni-e-s du domaine public des centres-villes, la LDH ne peut que regretter cette décision qui risque d’encourager, s’il en était besoin, certain-e-s élu-e-s dans la mise en œuvre de leur politique d’exclusion revendiquée.

Paris, le 11 décembre 2017

Article source: https://www.ldh-france.org/conseil-detat-valide-larrete-antifouille-poubelles-du-maire-madeleine-instituant-peine-damende-les-contrevenant-e-s/

Communiqués de la LDH

Corse : un projet démocratique à construire avec toute la population

Communiqué LDH

 

La Ligue des droits de l’Homme prend acte des résultats de l’élection territoriale en Corse avec 56,5 % des suffrages exprimés pour la liste de coalition « Pè a Corsica », conduite par Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni.

Le choix démocratique fait par le corps électoral de Corse confirme une aspiration forte pour une plus grande autonomie de décision sur les enjeux du territoire. Les compétences inédites et larges de la Collectivité unique de Corse offrent un cadre spécifique encore à parfaire. Il est maintenant à discuter entre les élu-e-s de Corse et le gouvernement qui se doit d’entendre ces attentes et faire les gestes d’apaisement attendus.

L’avenir de la Corse reste à débattre avec tous les habitant-e-s de l’île, sans exclusive et dans la diversité du peuple corse, composante du peuple français, comme le parlement français l’avait voté en 1991.

La LDH considère que tant pour la Corse que pour la France toute entière, l’enjeu est celui d’une voie démocratique nouvelle et d’une citoyenneté de résidence à construire dans l’égalité des droits. Rapprocher les instances de décisions des citoyennes et des citoyens, leur donner les moyens d’être à l’initiative des sujets qui les concernent, reconnaitre la diversité des territoires et de leurs habitant-e-s sont les conditions d’une démocratie à refonder. Sachons en prendre le chemin.

 

Paris, le 11 décembre 2017

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Article source: https://www.ldh-france.org/corse-projet-democratique-construire-population/

Communiqués de la LDH

Paix en Pays Basque : maintenant les prisonnier.e.s !

Communiqué commun Artisans de la paix et Bake Bidea

L’objectif initial des organisateurs de réunir 5 000 personnes à Paris pour demander la fin du régime d’exception qui affecte les prisonniers basques et leurs familles, a été largement dépassé. Ce sont finalement 11 000 personnes qui ont manifesté ce samedi 9 décembre à Paris à l’appel des Artisans de la Paix et de Bake Bidea (« Le chemin de la paix »), pour demander au gouvernement français de contribuer à son tour au processus de paix en Pays Basque, après l’épisode marquant du désarmement total de l’organisation E.T.A. en début d’année.

Une banderole « Paix en Pays Basque : maintenant les prisonnier.e.s ! », portée par la totalité des parlementaires du Pays Basque, le président du Biltzar (Assemblée regroupant la totalité des municipalités) des maires du Pays Basque et la délégation menant depuis juillet dernier les discussions avec le ministère de la justice (*), a ouvert la manifestation dès 12H30. Auparavant, venus par trains spéciaux, par autobus ou par leurs propres moyens, des milliers de personnes venues du Pays Basque avaient commencé à se rassembler dès 11H00 autour de la Gare Montparnasse.

200 élus et représentant.e.s de la société civile composaient le cortège de tête, parmi lesquels on pouvait trouver des maires et des responsables du Pays Basque mais également des personnalités hexagonales comme Alain Lamassoure, Benoit Hamon, Emmanuelle Cosse, Frédérique Espagnac, Cécile Duflot, Jose Bove, Ugo Bernalicis, Mr Gayot, Philippe Poutou…

Juste après les suivait un long cortège composé de familles des prisonnier.e.s basques incarcéré.e.s en France et en Espagne défilant derrière une banderole clamant en basque et en français « Nous les voulons à la maison !).

Une foule imposante, dont beaucoup arboraient le foulard bleu des Artisans de la Paix ayant organisé le désarmement de l’organisation E.T.A., composait un rassemblement très majoritairement composé de personnes arrivées du Pays Basque, mais également de plusieurs centaines de francilien.ne.s venues soutenir leurs demandes pour la paix et les prisonnier.e.s.

La productrice de films Fabienne Servan Schreiber a été la première à s’exprimer « C’est au nom de ces valeurs universelles et éternelles que nous voilà réunis ce jour pour appuyer, encourager, les efforts accomplis au Pays Basque en faveur de la résolution du conflit qui n’a que trop duré. Le temps est venu d’instaurer les conditions d’une paix juste et durable. »

Joana Haramboure, fille d’un prisonnier basque incarcéré depuis 28 ans déjà, a précisé quant à elle : «De nombreux pas ont été faits ces dernières années vers la résolution du conflit politique basque, vers une paix véritable. Mais pour les prisonniers et tout leur entourage, enfants, parents, grands-parents, amis… le cauchemar reste le même, rien n’a changé si ce n’est en pire. »

Anaiz Funosas, présidente de Bake Bidea détaillait alors les demandes portées par la manifestation « Ca suffit, il faut en finir avec la politique d’éloignement et de dispersion des prisonniers basques, le droit doit s’appliquer ! Libérez les prisonniers malades ! Libérez ceux qui sont conditionnables ! »

Le maire de Bayonne et Président de la Communauté d’agglomération du Pays Basque, Jean-René Etchegaray rappelaient le soutien quasi unanime dont elles bénéficient « Ces demandes sont portées par toutes les composantes de la société basque représentées à la Communauté d’agglomération qui d’une seule voix veut s’engager pour une paix durable au Pays Basque ».

Michel Berhocorigoin, un des Artisans de la Paix arrêtés à Louhossoa il y a presqu’un an maintenant, rajoutait quant à lui : « ces mesures d’urgence s’inscrivent dans une perspective plus globale de réconciliation et d’un nouveau vivre ensemble, qui bien évidemment nécessiteront le retour de tous les prisonniers et exilés au sein de la société basque, ainsi que la reconnaissance de toutes les victimes, dans un souci de vérité et de réparation ».

Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme reprenait la même idée « Nous devons faire preuve de l’imagination nécessaire pour construire un mécanisme qui accueille tous les acteurs de ces années de plomb, ceux et celles qui ont commis comme ceux et celles qui ont souffert. » avant de conclure « Nous le disons avec force, les gouvernements espagnol et français doivent changer d’attitude et nous accompagner sur les voies de la paix. Que nul ne s’y trompe, nous n’abandonnerons pas. »

 

Paris, le 9 décembre 2017

(*) Pour la délégation étaient présent.e.s :
Michel Berhocoirigoin, Anaiz Funosas, Michel Tubiana et Jean René Etchegaray.
Pour les parlementaires : Frédérique Espacgnac, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques..,Vincent Bru, député (Modem Apparenté), Denise St Pé, Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques (Union Centriste) , Max Brisson, Sénateur des Pyrénées-Atlantiques
A leur côté : Lucien Betbder, Président du Biltzar des maires et Xabi Harrispe, représentant LREM et Michel Veunac, maire de Biarritz

 

Prises de parole

Joana Haramboure fille d’un prisonnier incarcré depuis 28 ans
– Fabienne Servant Shreiber, productrice de film
– Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH

Photos de la mobilisation “Paix en Pays Basque : maintenant les prisonnier.e.s » du 7 au 9 décembre

Dossier de presse

 

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Article source: https://www.ldh-france.org/paix-en-pays-basque-maintenant-les-prisonnier-e-s-2/

Communiqués de la LDH

Les associations s’opposent au tri des personnes sans-abri

Les associations nationales d’hébergement et de lutte contre l’exclusion ont été réunies aujourd’hui par le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Cohésion des territoires pour une présentation du projet gouvernemental d’examen de la situation administrative des étrangers présents dans les centres d’hébergement accueillant les sans-abri.

Cette orientation prévue par circulaire répond à la volonté de l’Etat d’identifier, dans les centres d’hébergement, les personnes étrangères dont le statut administratif est précaire, notamment les personnes sous statut Dublin ou déboutées du droit d’asile. Des équipes mobiles, constituées d’agents de l’OFII et des préfectures, feront des visites de contrôle dans les centres d’hébergement.

Lors de cette rencontre ce matin, les associations ont dit aux ministres que cette réunion ne pouvait en rien se substituer à la demande de rendez-vous avec le Président de la République qu’elles ont saisi par courrier le 14 novembre 2017.

Dans un contexte d’extrême saturation du parc hébergement, les associations ont réaffirmé les principes et priorités de leur action vis-à-vis des étrangers :

▶ L’accueil inconditionnel de toute personne en situation de détresse présente sur le territoire est un principe socle du code de l’action sociale et des familles : il s’oppose au tri des sans-abri en fonction de leur situation administrative. Ce principe qui constitue l’ADN des associations de lutte contre l’exclusion n’est pas négociable. C’est également un marqueur fort des valeurs de solidarité et républicaines de notre pays.

▶ Les services de police ne peuvent intervenir dans les centres d’hébergement en dehors de l’application d’une décision de justice.

▶ La Cnil encadre strictement la transmission d’informations individuelles : les associations veilleront scrupuleusement au respect de ce cadre légal.

▶ le renforcement des mesures de contrôle des personnes dans les lieux d’hébergement va précariser les personnes, dont des familles avec enfants, les éloigner des structures d’accueil en favorisant ainsi la reconstitution de squats et campements indignes, particulièrement dans les grandes villes.

Enfin les associations rappellent que l’Etat a toujours la possibilité de requalifier le statut des personnes sous Dublin afin qu’elles puissent demander l’asile en France et bénéficier des conditions d’hébergement et d’accompagnement garanties par le droit commun.

Sur ces principes – notamment le respect du principe d’accueil inconditionnel dans l’hébergement et le respect des missions d’accompagnement des associations en faveur des personnes en situation de précarité, quelle que soit leur situation – les associations réitèrent leur demande d’être reçues et entendues par le chef de l’Etat.

Paris, le 8 décembre 2017

Associations signataires :

Fédération des acteurs de la solidarité /// Fédération entraide protestante /// Cimade /// Fondation de l’armée du salut /// Emmaüs France /// Emmaüs Solidarité /// Fondation Abbé Pierre /// Médecins du monde /// Secours catholique /// Uniopss /// Samu Social de Paris /// Dom’asile /// Ligue des droits de l’Homme /// Association des cités du Secours Catholique /// Le Refuge /// Amicale du nid /// Centre Primo Levi /// JRS France /// France Terre d’asile

Article source: https://www.ldh-france.org/les-associations-sopposent-au-tri-personnes-abri/

Communiqués de la LDH

Débat sur l’avenir de l’UE éclairé par les approches « droits de l’Homme »

Dans le cadre des initiatives associatives organisées pour cette première Journée de la citoyenneté européenne

Le mercredi 13 décembre de 18h45 à 21h

Au siège de la LDH, 138 rue Marcadet, 75018 Paris,

la LDH et l’AEDH proposent un débat sur l’avenir de l’Union Européenne éclairé par les approches « droits de l’Homme ».

Depuis quelques mois, plusieurs initiatives ont été présentées pour relancer le projet européen. Souvent, elles ont une forte dimension institutionnelle et sont d’une approche nationale. Le « socle européen des droits sociaux » qui vient d’être adopté à Copenhague n’est qu’une déclaration sans obligations contraignantes.

Peut-il y avoir relance d’un projet européen qui ne réponde aux attentes en matière d’accès effectif aux droits pour tou-te-s (emploi, logement, santé, éducation, environnement) ?

Est-ce que les politiques de l’union européenne peuvent être guidées par l’accès aux droits fondamentaux pour tou-te-s ceux/ celles qui résident sur son territoire ?

Avec comme thème « Initiatives de relance du projet européen, l’apport des approches droits de l’Homme », il est proposé d’échanger sur cette relance en relation avec le besoin de l’égalité, de solidarité, de démocratie, de société, inclusive que nous portons.

Inscription gratuite auprès de

*protected email*

 

 

Article source: https://www.ldh-france.org/debat-lavenir-lunion-europeenne-2/

Communiqués de la LDH

Débat sur l’avenir de l’union européenne

Dans le cadre des initiatives associatives organisées pour cette première Journée de la Citoyenneté Européenne,

Le mercredi 13 décembre de 18h45 à 21h

Au siège de la LDH, 138 rue Marcadet, 75018 Paris,

la LDH et l’AEDH proposent un débat sur l’avenir de l’Union Européenne éclairé par les approches « droits de l’Homme ».

Depuis quelques mois, plusieurs initiatives ont été présentées pour relancer le projet européen. Souvent, elles ont une forte dimension institutionnelle et sont d’une approche nationale. Le « socle européen des droits sociaux » qui vient d’être adopté à Copenhague n’est qu’une déclaration sans obligations contraignantes.

Peut-il y avoir relance d’un projet européen qui ne réponde aux attentes en matière d’accès effectif aux droits pour tou-te-s (emploi, logement, santé, éducation, environnement) ?

Est-ce que les politiques de l’union européenne peuvent être guidées par l’accès aux droits fondamentaux pour tou-te-s ceux/ celles qui résident sur son territoire ?

Avec comme thème « Initiatives de relance du projet européen, l’apport des approches droits de l’Homme », il est proposé d’échanger sur cette relance en relation avec le besoin de l’égalité, de solidarité, de démocratie, de société, inclusive que nous portons.

Inscription gratuite auprès de

*protected email*

 

 

Article source: https://www.ldh-france.org/debat-lavenir-lunion-europeenne-2/

Communiqués de la LDH

La LDH dans les médias du 24 au 30 novembre 2017

 

 

Télécharger la revue de presse du 24 au 30 novembre 2017

Article source: https://www.ldh-france.org/ldh-les-medias-du-24-au-30-novembre-2017/

Communiqués de la LDH

Appel à rassemblement : « APL : pas d’économie sur le dos des locataires ! »

Appel à rassemblement du collectif Vive l’APL dont la LDH fait partie

6.5 millions de locataires perdent 5€ d’APL par mois depuis octobre et ce n’est qu’un début !

De plus, pour 2018, le gouvernement veut prendre 1,5 milliard d’euros dans les caisses des bailleurs sociaux, et supprimer quasiment toute subvention pour réaliser de nouveaux HLM !

Cela signifie moins d’entretien et de réhabilitation des HLM, moins de nouveaux HLM, plus d’expulsions et la stigmatisation des futurs locataires éligibles à l’APL : les locataires HLM et les mal-logés seront au final les victimes de ce coup de force !

 

Rétablissement des 5€ ! Maintien de l’APL ! Défendons le logement social !

                                 

A Paris, manifestation, le 9 décembre à 14h30 Place du Palais Royal

 

Collectif « Vive l’APL » 

Locataires et mal-logés :  ACDL, AFOC, AFVS, CAL, CGL, CLCV, CNAFAL, CNL, Collectif Logement  Paris 14, Collectif  SDF Alsace,  Collectif SDF de Lille, Copaf, CSF, DAL, Fnasat Gens du Voyage, HALEM, Indecosa-CGT, RESEL Ile‐de‐France.

Solidarité :  ACSC, Bagagérue, Compagnons Bâtisseurs, Emmaüs France, Emmaüs Solidarité, Fapil, Fédération des acteurs de la Solidarité, Femmes égalité, FEP, Fondation Abbé Pierre, Fondation Armée du  salut, Le Refuge, Petits Frères des Pauvres, Secours Catholique – Caritas France, UNAF, UNCLLAJ, UNIOPSS

Défense des droits : AC!, Advocacy  France,  AITEC,  APF, APPUII, Association des marocains de France, ATDF, ATMF, Attac, Collectif Pas touche aux APL, Coordination Nationale Pas Sans Nous, CRLDH, CSP75, FLC Adéic, FTCR, Ligue des droits de l’Homme, MNCP, MRAP, Planning Familial,  Robin des APL, UFAL, UTAC

Syndicats : CFDT, CFTC, CGT, Comité national des travailleurs privés d’emploi et précaires CGT, FAGE, FSU, Sud  Santé Sociaux, Syndicat de la Magistrature, SNUP Habitat FSU, UNEF, Union syndicale  Solidaires, USP

Logement  social : Coop’HLM, Fédération des ESH, Fédération nationale des associations régionales HLM, Fédération offices publics de l’habitat, Habitat et humanisme,  SNL, SoliHa, UNAFO, UNHAJ, USH.

Retrouvez l’APL en version PDF

Article source: https://www.ldh-france.org/apl-pas-deconomie-dos-locataires/

Communiqués de la LDH

La LDH soutient le film « Enseignez à vivre », d’Abraham Segal

Sortie  le 13 décembre

Se plaçant d’emblée sous l’égide de Platon, « Pour enseigner, il faut de l’Eros (amour) » tant pour ce que l’on enseigne que pour ses élèves, et de Rousseau, qui fait dire au précepteur de l’Emile, à propos de son élève, « Je veux lui enseigner à vivre », Edgar Morin ouvre ce documentaire qui veut mettre en perspective la pensée du philosophe-sociologue et des pratiques innovantes dans cinq établissements publics français.

Ce documentaire nous plonge au sein de ces différents établissements, en donnant la parole tant aux élèves qu’aux professeur-e-s et ponctué de manière régulière par des interventions d’Edgar Morin ou d’échanges qu’il a, en situation, avec les uns et les autres : cours, ateliers manuels ou de création artistique, projets, moments de vie collective au cours de réunions ou dans des endroits conviviaux, qui sont analysés, commentés par les uns et les autres.

Premier établissement : le lycée d’excellence Edgar Morin, à Douai, qui, précise son proviseur, accueille des élèves de quartiers modestes, voire sensibles, qui souhaitent avoir de meilleures conditions pour travailler. Trois autres établissements, à Paris ou dans la région parisienne, sont destinés à accueillir des élèves « décrocheurs », qui ont quitté la scolarité mais veulent y revenir : Le Pôle innovant lycée (Pil) situé au sein du lycée professionnel Ponticelli dans le 13e arrondissement, le micro lycée de Vitry sur Seine, le lycée autogéré de Paris (Lap) dans le 15e arrondissement. Nous découvrons aussi l’école Decroly, à Saint-Mandé, ouvert aux élèves depuis la maternelle jusqu’à la fin du collège.

Qualité de l’accueil, professeur-e-s attentif-ve-s, voire passionné-e-s, qui ne regardent pas les élèves comme un dossier, un numéro, mais dans leur globalité, respect réciproque, apprentissage de la vie en société, ouverture sur le monde, découverte de soi-même, dans un lieu de liberté, de créativité, de responsabilité… tel est l’avis des lycéen-ne-s des établissements concernés. « J’ai repris pied, j’ai réappris à vivre » dit un élève du Pil, « C’est ici que j’ai démarré ma véritable vie » assure un élève du Pal.

Un plaisir de transmettre évident, la pratique de l’interdisciplinarité, le souci d’enseigner à partir d’actions concrètes, de permettre aux jeunes de s’épanouir dans les savoirs mais aussi dans la vie sociale, de découvrir des possibles qui ne l’étaient pas, ou plus, un investissement dans la vie de l’établissement… sont partagés par tous les professeur-e-s concerné-e-s.

Quelques exemples concrets : Au Pil, les lycéen-e-s réparent des vélos qui sont ensuite vendus au profit de la coopérative, et des ordinateurs qui seront envoyés au Maroc ; en chimie, ils-elles travaillent sur le moyen de rendre potable une eau polluée, dans le cadre d’une prochaine mission au Nicaragua.

Au lycée Edgar Morin, avec les professeur-e-s de géographie et de sociologie, une classe prépare un voyage à Paris, puis s’y rend. La découverte du quartier de la Goutte d’Or est, pour eux, une expérience marquante : « Rien à voir avec ce que disent les media », précise une élève, « nous y avons rencontré des gens accueillants, souriants ». Ils-elles y visitent l’église St Bernard, où le responsable des sans-papiers de 1996 et un abbé parlent, eux aussi, un langage différent de celui des media, et découvrent avec Edgar Morin la bibliothèque Sainte Geneviève… Autant de projets et de découvertes qui les façonnent d’une manière originale, indélébile.

La présence, dans ce documentaire, de l’école Decroly est un peu à part : on y retrouve, bien-sûr, les mêmes engagements passionnés des enseignant-e-s, une approche globale de l’enfant. Mais nous n’avons pas affaire à des élèves en difficulté. Sans doute, si tous les enfants étaient pris en charge de cette manière depuis leur plus jeune âge, les problèmes de « décrochage » seraient-ils beaucoup moins répandus…

« Nous avons choisi de filmer dans ces établissements-là en montrant que l’on peut refonder l’école publique et donner également des nouvelles chances aux laissés pour compte de l’enseignement traditionnel » précise le réalisateur.

Film d’espoir, son documentaire peut donner lieu à des débats passionnants.

 

Enseignez à vivre

Film documentaire d’Abraham Segal avec Edgar Morin.

Distribution : JHR Films

 

Article source: https://www.ldh-france.org/ldh-soutient-film-enseignez-vivre-dabraham-segal-edgar-morin/

Communiqués de la LDH

La LDH soutient le film « Enseignez à vivre », d’Abraham Segal avec Edgar Morin

Sortie  le 13 décembre

Se plaçant d’emblée sous l’égide de Platon, « Pour enseigner, il faut de l’Eros (amour) » tant pour ce que l’on enseigne que pour ses élèves, et de Rousseau, qui fait dire au précepteur de l’Emile, à propos de son élève, « Je veux lui enseigner à vivre », Edgar Morin ouvre ce documentaire qui veut mettre en perspective la pensée du philosophe-sociologue et des pratiques innovantes dans cinq établissements publics français.

Ce documentaire nous plonge au sein de ces différents établissements, en donnant la parole tant aux élèves qu’aux professeur-e-s et ponctué de manière régulière par des interventions d’Edgar Morin ou d’échanges qu’il a, en situation, avec les uns et les autres : cours, ateliers manuels ou de création artistique, projets, moments de vie collective au cours de réunions ou dans des endroits conviviaux, qui sont analysés, commentés par les uns et les autres.

Premier établissement : le lycée d’excellence Edgar Morin, à Douai, qui, précise son proviseur, accueille des élèves de quartiers modestes, voire sensibles, qui souhaitent avoir de meilleures conditions pour travailler. Trois autres établissements, à Paris ou dans la région parisienne, sont destinés à accueillir des élèves « décrocheurs », qui ont quitté la scolarité mais veulent y revenir : Le Pôle innovant lycée (Pil) situé au sein du lycée professionnel Ponticelli dans le 13e arrondissement, le micro lycée de Vitry sur Seine, le lycée autogéré de Paris (Lap) dans le 15e arrondissement. Nous découvrons aussi l’école Decroly, à Saint-Mandé, ouvert aux élèves depuis la maternelle jusqu’à la fin du collège.

Qualité de l’accueil, professeur-e-s attentif-ve-s, voire passionné-e-s, qui ne regardent pas les élèves comme un dossier, un numéro, mais dans leur globalité, respect réciproque, apprentissage de la vie en société, ouverture sur le monde, découverte de soi-même, dans un lieu de liberté, de créativité, de responsabilité… tel est l’avis des lycéen-ne-s des établissements concernés. « J’ai repris pied, j’ai réappris à vivre » dit un élève du Pil, « C’est ici que j’ai démarré ma véritable vie » assure un élève du Pal.

Un plaisir de transmettre évident, la pratique de l’interdisciplinarité, le souci d’enseigner à partir d’actions concrètes, de permettre aux jeunes de s’épanouir dans les savoirs mais aussi dans la vie sociale, de découvrir des possibles qui ne l’étaient pas, ou plus, un investissement dans la vie de l’établissement… sont partagés par tous les professeur-e-s concerné-e-s.

Quelques exemples concrets : Au Pil, les lycéen-e-s réparent des vélos qui sont ensuite vendus au profit de la coopérative, et des ordinateurs qui seront envoyés au Maroc ; en chimie, ils-elles travaillent sur le moyen de rendre potable une eau polluée, dans le cadre d’une prochaine mission au Nicaragua.

Au lycée Edgar Morin, avec les professeur-e-s de géographie et de sociologie, une classe prépare un voyage à Paris, puis s’y rend. La découverte du quartier de la Goutte d’Or est, pour eux, une expérience marquante : « Rien à voir avec ce que disent les media », précise une élève, « nous y avons rencontré des gens accueillants, souriants ». Ils-elles y visitent l’église St Bernard, où le responsable des sans-papiers de 1996 et un abbé parlent, eux aussi, un langage différent de celui des media, et découvrent avec Edgar Morin la bibliothèque Sainte Geneviève… Autant de projets et de découvertes qui les façonnent d’une manière originale, indélébile.

La présence, dans ce documentaire, de l’école Decroly est un peu à part : on y retrouve, bien-sûr, les mêmes engagements passionnés des enseignant-e-s, une approche globale de l’enfant. Mais nous n’avons pas affaire à des élèves en difficulté. Sans doute, si tous les enfants étaient pris en charge de cette manière depuis leur plus jeune âge, les problèmes de « décrochage » seraient-ils beaucoup moins répandus…

« Nous avons choisi de filmer dans ces établissements-là en montrant que l’on peut refonder l’école publique et donner également des nouvelles chances aux laissés pour compte de l’enseignement traditionnel » précise le réalisateur.

Film d’espoir, son documentaire peut donner lieu à des débats passionnants.

 

Enseignez à vivre

Film documentaire d’Abraham Segal avec Edgar Morin.

Distribution : JHR Films

 

Article source: https://www.ldh-france.org/ldh-soutient-film-enseignez-vivre-dabraham-segal-edgar-morin/

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