La LDH dans les médias du 15 au 21 juin 2018

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Article source: https://www.ldh-france.org/ldh-les-medias-du-15-au-21-juin-2018/

Communiqués de la LDH

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Communiqués de la LDH

Opposition au projet Cigeo à Bure, une justice instrumentalisée

Communiqué LDH

 

A la suite de la vague d’interpellations d’opposants au projet Centre industriel de stockage géologique (CIGEO) d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure, de très nombreuses associations ainsi que les instances ordinales se sont émues d’une nouvelle réaction judiciaire inappropriée.

Après les interpellations des lycéens et étudiants au lycée Arago, ce sont dorénavant les avocats qui sont visés, dans le cadre de leur défense d’opposants politiques. Ainsi, Etienne A., avocat au barreau de Paris, a été interpellé et perquisitionné sur commission rogatoire du juge d’instruction Kevin L. Il est important de préciser que les faits qui lui sont reprochés s’apparentent à des prétextes judiciaires en vue de freiner l’ampleur du combat judiciaire qu’il mène. Son placement sous statut de témoin assisté confirme l’inanité des éléments à charge. Par ailleurs, les perquisitions et saisie de son matériel professionnel n’ont d’autre objectif que de violer judiciairement le principe du secret des correspondances entre un avocat et ses clients.

De telles mesures s’inscrivent dans la ligne tenue par le ministère de l’Intérieur dont l’objectif affiché est de fragiliser toute contestation. La LDH appelle à ce que cette stratégie d’instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins d’intimidation des contestations politiques cesse, dès à présent.

Paris, le 22 juin 2018

 

Voir le communiqué en PDF

Article source: https://www.ldh-france.org/opposition-au-projet-cigeo-bure-justice-instrumentalisee/

Communiqués de la LDH

Secret des affaires : un bâillon d’or pour les sénateurs

Pétition dont la LDH est signataire
Ce jeudi 21 juin la proposition de loi Gauvain sur le secret des affaires a été adoptée par le Sénat.
Malgré les alertes lancées depuis près de 3 mois par une coalition rassemblant 52 organisations (syndicats et ONG) et l’essentiel des Sociétés de journalistes, malgré la pétition signée par plus de 560 000 personnes, Raphael Gauvain et Emmanuel Macron ont refusé de modifier la proposition de loi. Un accord a été conclu entre députés et sénateurs et entre LR et LREM au détriment des libertés. La coalition avait pourtant une demande simple : limiter le champ d’application du secret des affaires aux seuls acteurs économiques concurrentiels.

Journalistes, syndicalistes, salarié·e·s, lanceurs d’alerte, ONG, chercheurs et universitaires pourront être poursuivis devant les tribunaux par les multinationales. Les lobbys auront la main pour décider quelles sont les informations qui doivent être accessibles aux citoyen-ne-s et pourront imposer la censure.

 Pour distinguer les 248 sénateurs et sénatrices qui, par leur vote, ont remis en cause les libertés fondamentales et le droit à l’information, le collectif #Stopsecretdaffaires met à disposition un site permettant à chacune et chacun de leur décerner un bâillon d’or. Nous remercions les 95 sénateurs et sénatrices qui ont refusé de céder aux lobbys et ont voté contre la proposition de loi.
Nous nous félicitons qu’une saisine du conseil constitutionnel soit annoncée. La coalition y associera sa contribution (via une porte étroite) pour garantir le respect des libertés fondamentales.

Voir le vote des sénateurs et sénatrices

Voir la pétition

 

Rappel des signataires de la lettre ouverte au Président de la République

Appel-Muller Patrick, Directeur de la rédaction de l’Humanité ; Arazi Marc, Président d’Alerte PhoneGate, Auroi Danielle, Présidente de Forum Citoyen pour la RSE ; Berille Luc, Secrétaire général de l’UNSA ; Beynel Éric, Porte-parole de Solidaires ; Binet Sophie et Kotlicki Marie-José, Secrétaires générales de l’UGICT-CGT ; Blanchet Lise, Présidente de la Commission SCAM des journalistes : Borrel Thomas, Porte-parole de Survie ; Bounaud Laurène, Déléguée générale de Transparency International ; Cellier Dominique, Président de Sciences Citoyennes ; Collectif « On ne se taira pas ! » ; Compain Florent, Président des Amis de la Terre France ; Coriat Benjamin et Sterdyniak Henri, Économistes atterrés; Cossart Sandra, Directrice de Sherpa; Cutajar Chantal, Présidente de l’Observatoire Citoyen pour la Transparence Financière Internationale ; Darmon Muriel, Présidente de l’Association Française de Sociologie ; Deltour Antoine, Lanceur d’Alertes LuxLeaks ; Derigny Alexandre, secrétaire général de la fédération des finances CGT ; Dubreuil Katia, Présidente du Syndicat de Magistrature ; Duval Guillaume, Président du Collectif Éthique sur l’étiquette ; Faucheux Benoît, Directeur général de CCFD Terre Solidaires ; Fayet Véronique, Présidente du Secours Catholique ; Fontaine Alain, Directeur général de Terre des Hommes France ; Bernadette Groison, Secrétaire Générale de la FSU; Julliard Jean-François, Directeur exécutif de Greenpeace France ; Kalinowski Wojtek, Co-directeur de l’Institut Veblen ; Ingrid Kragl, directrice de FoodWatch ; Laarman Nicolas, Directeur général de Pollinis ; Lanier Vincent, Premier secrétaire général du Syndicat national des journalistes ; Lefevre Christophe, Secrétaire national en charge des affaires européennes de la CFE-CGC ; Lepers Elliot, Directeur de l’ONG Le Mouvement ; Mahieu Laurent, Secrétaire général de la CFDT Cadres ; Marolleau Jean-Louis, Secrétaire exécutif du Réseau Foi et Justice Afrique Europe – Antenne de France ; Martinez Philippe, secrétaire général de la CGT ; Merckaert Jean, Rédacteur en Chef de la Revue Projet ; Monfort Patrick, Secrétaire général du SNCS-FSU ; Morin Jérôme, Secrétaire général de la F3C CFDT ; Noisette Christophe, Rédacteur en Chef d’Inf’OGM ; Pedersen Birthe, Présidente d’Action Aid France – Peuples Solidaires ; Peres Éric, Secrétaire général de FO Cadres ; Perrin Édouard, Président du Collectif « Informer N’est Pas un Délit » ; Petitjean Olivier, coordinateur à l’Observatoire des Multinationales ; Pigeon Martin, Corporate Europe Observatory ; Plihon Dominique et Trouvé Aurélie, Porte-paroles d’ATTAC ; Poilane Emmanuel, Directeur général de France Liberté et président du CRID ; Poitier Julie, Directrice de Bio Consom’Acteurs ; Pouget Grégoire, Président de Nothing2Hide ; Rehbinder Lison, Coordinatrice de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires ; Remy Clément, Président de Pollinis ; Rizzoli Fabrice, CrimHalt ; Roques Laurence, Présidente du Syndicat des Avocats de France ; Salemkour Malik, Président de la Ligue des droits de l’Homme ; Vire Emmanuel, Secrétaire général du Syndicat National des Journalistes CGT; Youakim Marie, Co-présidente de Ritimo ; SDJ des Échos ; SDJ de Premières Lignes ; SDJ de TV5 Monde ; SDJ de BFMTV ; SDJ de l’AFP ; SDJ de Challenges ; SDJ de la rédaction nationale de France 3 ; SDJ de Télérama ; SDJ du JDD ; SDJ de l’AEF ; Société des rédacteurs du Monde ; SDJ de Radio France ; SDJ du Figaro ; SDJ du Point ; SDJ de RTL ; SDJ de La Vie ; SDJ de Libération ; Rédaction d’Alternatives Economiques ; SDJ de TF1 ; SDJ de RMC, SDJ de Mediapart ; SDJ de l’Humanité ; SDJ de France 2 ; SDJ Nouvel Observateur ; Prix Albert Londres ; LaTéléLibre.

 

Article source: https://www.ldh-france.org/secret-affaires-baillon-dor-les-senateurs/

Communiqués de la LDH

Les activités de la LDH en régions, N°8 juin et juillet 2018

 

 

 

 

Article source: https://www.ldh-france.org/les-activites-ldh-en-regions-n8-juin-juillet-2018/

Communiqués de la LDH

Mettre en concurrence les associations de lutte contre les violences faites aux femmes, une nouvelle stratégie du gouvernement ?

Communiqué commun dont la LDH est signataire

L’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) tirait, en début d’année, la sonnette d’alarme : face à l’augmentation des appels téléphoniques suscités par #MeToo et #BalanceTonPorc, elle était obligée de fermer son accueil téléphonique, faute de moyens supplémentaires pour y faire face1.

La réponse de l’Etat, via la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, fut sans nuance : puisque l’AVFT ne pouvait plus « assumer ses fonctions », déclarait-elle, en « oubliant » que son activité de soutien aux victimes va bien au-delà de la réponse téléphonique, elle annonçait que l’Etat devait « reprendre la main » par le biais d’une nouvelle ligne téléphonique, en faisant fi de l’expertise accumulée par l’AVFT depuis 1985.

Sous réserve de sérieuses compétences, répondre à des appels téléphoniques, c’est bien. Accompagner les victimes tout au long de leurs procédures judiciaires, faire évoluer la législation, assumer la formation, la recherche, c’est beaucoup mieux, et c’est indispensable.

Mais, oubliant déjà le service public, un appel à projet d’un million d’euros était lancé pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail par Marlène Schiappa.

Cet appel est problématique pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, la lutte contre les violences faites aux femmes nécessite un maillage territorial et un véritable travail en réseau des acteurs institutionnels et associatifs. Alors que la logique et le souci d’efficacité devraient amener à associer, renforcer voire développer une association experte sur les violences au travail depuis trente-trois ans, l’appel à projet « vise à soutenir l’émergence d’actions nouvelles »… tout en reprenant dans ses critères les missions de l’AVFT (prise en charge et accompagnement judiciaire des victimes, sensibilisation, formation) ! Un tel discrédit porté aux associations est stupéfiant.

De plus, selon l’appel à projets, non seulement le même montant sera versé indistinctement à chaque région, sans prise en compte du nombre de départements ni des spécificités territoriales, mais l’aide ne sera pas pérenne, les projets devant se réaliser avant la fin 2019, sans assurance de renouvellement pour 2020. Une fois de plus, tout est fait dans la précipitation et sans garantie sur le long terme.

Enfin, alors qu’un soutien efficace aux victimes ne peut jaillir que de la coopération entre associations agissant chacune dans un domaine de compétence spécialisé, un tel modèle de financement les met au contraire en concurrence, précarise les salariées, limite leur montée en compétences sur le long terme et est donc directement préjudiciable aux victimes de violences masculines, qui ont besoin d’un accompagnement stable et durable pour faire face à des procédures longues et éprouvantes.

Ces attaques gouvernementales contre les associations spécialisées telles que l’AVFT entrent en contradiction avec la Charte d’engagement réciproque entre l’Etat, les collectivités territoriales et le mouvement associatif du 14 février 2014. L’Etat s’était alors engagé à favoriser, dans la durée, des soutiens publics aux associations et à privilégier la conduite de projets sur le long terme par des conventions pluriannuelles. Force est de constater que les récentes décisions mettent en échec les engagements pris.

De tels agissements doivent nous interroger et nous pousser à (re)définir ce que serait un véritable service public pour la protection des droits des femmes.

Sans concertation, échange, dialogue préalables, impossible de construire ensemble un service public de qualité, cohérent et adapté.

Enfin, dans un contexte de démantèlement de la fonction publique (cent vingt mille postes supprimés, y compris à l’Inspection du travail), comment l’Etat peut-il prétendre reprendre en main aussi rapidement des missions qui ont été préalablement conçues et réalisées par les seules associations ?

Nous, militant-e-s féministes, associations, syndicats, partis politiques, prenons acte du choix gouvernemental de fragiliser le tissu associatif, d’amoindrir le service public en général et de favoriser une approche concurrentielle de la lutte contre les violences faites aux femmes, au détriment de l’expertise féministe.

Pour lutter contre toutes les violences faites aux femmes, nous sommes tou-te-s solidaires, et nous le resterons !

Paris, le 20 juin 2018

 

Signataires : Réseau féministe “Ruptures”, Archives recherches cultures lesbiennes, Osez le Féminisme !, Collectif national pour les droits des femmes, Marche mondiale des femmes France, Mouvement du Nid Paris, Collectif 13 droits des femmes, Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, Attac, Maison des demmes Thérèse Clerc à Montreuil, Ligue des femmes Iraniennes pour la démocratie-LFID, Le Planning familial, Collectif “Tout.e.s contre les violences obstétricales et gynécologiques”, Fédération nationale solidarité Femmes, Femmes libres (Radio libertaire), Ensemble, Femmes égalité, Collectif féministe contre le viol, Voix de femmes, Ligue des droits de l’Homme, Initiative féministe Euromed IFE-EFI, Union syndicale solidaires, Réseau international des mères en lutte, Association nationale des études féministes (ANEF), SOS les mamans et les enfants, Femmes migrantes debout.

 


 

[1] L’AVFT a depuis début juin rétabli cette ligne téléphonique.

Article source: https://www.ldh-france.org/mettre-en-concurrence-les-associations-lutte-contre-les-violences-aux-femmes-nouvelle-strategie-du-gouvernement/

Communiqués de la LDH

20 juin 2018 – Tribune dont la LDH est signataire : « Nous pouvons agir à l’échelle européenne et les solutions sont connues » publiée dans Le Monde

Tribune dont la LDH est signataire

Plusieurs personnalités de la société civile et organisations demandent la suspension du règlement Dublin III.

Lire la tribune

Article source: https://www.ldh-france.org/20-juin-2018-tribune-dont-ldh-signataire-pouvons-agir-lechelle-europeenne-les-solutions-connues/

Communiqués de la LDH

19 juin 2018 – Tribune de Malik Salemkour « Démocratie et droits de l’Homme, un bien commun à construire » publiée dans Mediapart

Tribune de Malik Salemkour, président de la LDH

Nous assistons à une vaste mutation. La société est en train de redéfinir les formes de la démocratie, du rapport au politique, du rapport à la politique. Elle se durcit. Cela résulte largement de plus de vingt années de non-réponse aux mouvements sociaux.

Lire la tribune

Article source: https://www.ldh-france.org/19-juin-2018-tribune-malik-salemkour-democratie-droits-lhomme-bien-commun-construire-publiee-mediapart/

Communiqués de la LDH

19 juin 2018 – Tribune de Malik Salemkour «Démocratie et droits de l’Homme, un bien commun à construire» publiée dans Mediapart

Tribune de Malik Salemkour, président de la LDH

Nous assistons à une vaste mutation. La société est en train de redéfinir les formes de la démocratie, du rapport au politique, du rapport à la politique. Elle se durcit. Cela résulte largement de plus de vingt années de non-réponse aux mouvements sociaux.

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Article source: https://www.ldh-france.org/19-juin-2018-tribune-malik-salemkour-democratie-droits-lhomme-bien-commun-construire-publiee-mediapart/

Communiqués de la LDH

Conditions d’adoption en Seine-Maritime pour les couples homosexuels : des pratiques inacceptables !

Communiqué LDH

« [Les couples homosexuels] sont un peu atypiques par rapport à la norme sociale mais aussi la norme biologique [donc il faut que] leur projet supporte des profils d’enfants atypiques ». Par ces mots, la responsable du service adoption du département de Seine-Maritime justifie des pratiques consistant à traiter de façon différenciée les couples homosexuels qui, depuis 2013, peuvent adopter des enfants au même titre que les couples hétérosexuels.

La Ligue des droits de l’Homme condamne à cette occasion les attitudes discriminatoires de certains agents de la fonction publique, et va saisir le parquet pour donner à cette affaire les suites judiciaires qui s’imposent. Elle interpelle également le président du Conseil départemental de Seine-Maritime quant aux pratiques de services dont il assume la responsabilité, et sera particulièrement vigilante quant aux conséquences qu’il va en tirer tant dans le fonctionnement de ses services que concernant le nécessaire travail contre l’homophobie dont ces événements montrent la nécessité.

Paris, le 19 juin 2018

 

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Article source: https://www.ldh-france.org/conditions-dadoption-en-seine-maritime-les-couples-homosexuels-pratiques-inacceptables/

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