Soutien à Anouar Rahmani par l’Observatoire de la liberté de création

Communiqué de l’Observatoire de la liberté de création et de la Société des Gens de Lettres (SGDL)

 

Un étudiant en droit et romancier algérien de 25 ans, Anouar Rahmani, a été longuement interrogé le 28 février 2017 par la police judiciaire de Tipaza. Il a appris qu’une enquête avait été ouverte sur un de ses romans, publié en août dernier sur Internet, La Ville des ombres blanches. Il risque donc d’être inculpé par le procureur de la République pour offense au prophète et insulte à l’islam. Aucune source policière ou judiciaire n’a confirmé cette information, mais la Société des Gens de Lettres (SGDL) et l’Observatoire de la liberté de création de la Ligue des droits de l’Homme (France) s’inquiètent vivement des suites qui pourraient être données à cette affaire. L’article 144 bis du Code pénal, contesté par la société civile algérienne, menace de trois à cinq ans de prison et d’une amende de cent mille dinars « quiconque offense le prophète (paix et salut soient sur lui) et les envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’islam, que ce soit par voie d’écrit, de dessin, de déclaration ou tout autre moyen ».

Anouar Rahmani a déjà subi des menaces, des accusations de blasphème et d’apostasie et des campagnes de dénigrement, en particulier pour les positions qu’il a prises sur son blog pour défendre la communauté LGTB ou les minorités religieuses.

En l’espèce, c’est un roman qui est visé. L’Algérie est officiellement une république démocratique, qui a ratifié, en 1989, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de l’ONU. Elle garantit, par sa Constitution, la liberté de conscience et la liberté d’opinion (art. 42), ainsi que la « liberté de création intellectuelle, artistique et scientifique » (art. 44).

Les questions des policiers – « Pourquoi avez-vous écrit un tel roman ? », « Pourquoi avez-vous insulté Dieu ? » – visent la liberté de création, garantie à l’auteur par la Constitution de son pays.

Le passage incriminé du roman met en scène un vagabond fou qui prétend être Dieu, descendu parmi ses créatures pour les éprouver. Dans son délire, il dit avoir créé le ciel avec du chewing-gum. Blasphème ? Si c’est le cas, il est attribué à un personnage, dont le narrateur (qui, lui-même, ne peut être identifié à l’auteur) désapprouve explicitement les propos et la conduite.

Human Rights Watch, contactée par le romancier, a demandé au procureur de la République d’Algérie d’abandonner les poursuites. La SGDL et l’Observatoire de la liberté de création s’associent pleinement à cette demande.

 

Paris, le 20 mars 2017

Télécharger le communiqué

Article source: http://www.ldh-france.org/soutien-anouar-rhamani-lobservatoire-liberte-creation/

Communiqués de la LDH

Soutien à Anouar Rhamani par l’Observatoire de la liberté de création

Communiqué de l’Observatoire de la liberté de création et de la Société des Gens de Lettres (SGDL)

 

Un étudiant en droit et romancier algérien de 25 ans, Anouar Rahmani, a été longuement interrogé le 28 février 2017 par la police judiciaire de Tipaza. Il a appris qu’une enquête avait été ouverte sur un de ses romans, publié en août dernier sur Internet, La Ville des ombres blanches. Il risque donc d’être inculpé par le procureur de la République pour offense au prophète et insulte à l’islam. Aucune source policière ou judiciaire n’a confirmé cette information, mais la Société des Gens de Lettres (SGDL) et l’Observatoire de la liberté de création de la Ligue des droits de l’Homme (France) s’inquiètent vivement des suites qui pourraient être données à cette affaire. L’article 144 bis du Code pénal, contesté par la société civile algérienne, menace de trois à cinq ans de prison et d’une amende de cent mille dinars « quiconque offense le prophète (paix et salut soient sur lui) et les envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’islam, que ce soit par voie d’écrit, de dessin, de déclaration ou tout autre moyen ».

Anouar Rahmani a déjà subi des menaces, des accusations de blasphème et d’apostasie et des campagnes de dénigrement, en particulier pour les positions qu’il a prises sur son blog pour défendre la communauté LGTB ou les minorités religieuses.

En l’espèce, c’est un roman qui est visé. L’Algérie est officiellement une république démocratique, qui a ratifié, en 1989, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de l’ONU. Elle garantit, par sa Constitution, la liberté de conscience et la liberté d’opinion (art. 42), ainsi que la « liberté de création intellectuelle, artistique et scientifique » (art. 44).

Les questions des policiers – « Pourquoi avez-vous écrit un tel roman ? », « Pourquoi avez-vous insulté Dieu ? » – visent la liberté de création, garantie à l’auteur par la Constitution de son pays.

Le passage incriminé du roman met en scène un vagabond fou qui prétend être Dieu, descendu parmi ses créatures pour les éprouver. Dans son délire, il dit avoir créé le ciel avec du chewing-gum. Blasphème ? Si c’est le cas, il est attribué à un personnage, dont le narrateur (qui, lui-même, ne peut être identifié à l’auteur) désapprouve explicitement les propos et la conduite.

Human Rights Watch, contactée par le romancier, a demandé au procureur de la République d’Algérie d’abandonner les poursuites. La SGDL et l’Observatoire de la liberté de création s’associent pleinement à cette demande.

Paris, le 20 mars 2017

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Article source: http://www.ldh-france.org/soutien-anouar-rhamani-lobservatoire-liberte-creation/

Communiqués de la LDH

Pour une République garante des droits de l’enfant, AEDE s’engage dans les débats électoraux avec un livre blanc

Communiqué du collectif Agir ensemble pour les droits de l’enfant (AEDE), dont la LDH est membre

Le 15 mars 2017,

A 40 jours du premier tour des élections, les organisations réunies au sein du collectif Agir ensemble pour les droits de l’enfant (AEDE) se mobilisent pour mettre les droits de l’enfant au cœur des débats électoraux dans les campagnes présidentielles et législatives à venir. Dans un livre blanc intitulé Pour une République garante des droits de l’enfant, elles émettent des recommandations à l’attention des candidats mais aussi des futurs membres des gouvernement et parlement pour faire de la France un pays plus respectueux des droits de tous les enfants. 

L’aboutissement d’un travail collectif incluant les enfants et les jeunes

Né en 2013, le collectif AEDE rassemble plus d’une cinquantaine d’organisations actives dans différents domaines de l’enfance (justice, santé, éducation, protection de l’enfance…) avec une volonté commune d’assurer l’effectivité réelle des droits de l’enfant. Travailler de manière collective n’est pas nouveau pour AEDE qui a déjà publié, en 2015, aux éditions Erès un rapport alternatif à l’occasion de l’audition de la France par le Comité des droits de l’enfant1. Le nouveau fruit de cette collaboration est un livre blanc à l’attention des candidats aux élections présidentielles et législatives intitulé Pour une République garante des droits de l’enfant.
Mais ce livre blanc n’est pas uniquement le résultat d’un travail entre organisations. En effet, il se fonde avant tout sur les résultats d‘une vaste consultation nationale initiée par AEDE en 2016 et à laquelle ont répondu plus de 730 enfants et jeunes issus de tout le territoire, y compris les collectivités d’outre-mer. Il contient de plus les réactions et recommandations concrètes issues de deux rencontres nationales du réseau d’enfants et de jeunes animé par AEDE.

Un état des lieux des droits de l’enfant en France et des préconisations concrètes d’actions

Stratégie pour une application effective de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), transition du statut d’enfant à celui d’adulte, lutte contre les discriminations et les inégalités, participation des enfants, vie familiale et protection contre les violences, accès aux soins et à des conditions de vie décentes, éducation et loisirs et respect des droits fondamentaux des enfants vulnérables : AEDE attire l’attention sur huit thématiques essentielles de la vie des enfants et formule des propositions concrètes pour s’en saisir. Le collectif fait également le choix de mettre en lumière la non-conformité de certaines propositions de candidats avec la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) avec une liste de « ce que la CIDE prohibe ». Une manière de rappeler à toutes et à tous que certaines promesses ne peuvent pas être tenues sans aller à l’encontre des normes du droit international que la France s’est engagée à respecter et qui s’imposent à elle.

Une interpellation des candidats

L’ambition de ce livre blanc consiste à faire prendre conscience aux futur-e-s décideur-e-s politiques de l’enjeu majeur du respect des droits de l’enfant pour l’avenir de la France et qu’ils commencent à aborder toutes les facettes de ceux-ci dans leur programme de candidat-e-s, puis dans leurs actes et paroles d’élu-e-s. Alors même que la majorité d’entre eux ne traitent des droits de l’enfant que de manière restrictive, AEDE montre au contraire dans ce petit ouvrage l’ampleur du travail qui reste à réaliser.
Dans les prochaines semaines, AEDE proposera à chaque candidat une rencontre pour leur expliquer l’intérêt de ses préconisations pour les enfants et la société toute entière. Dans un même souci d’interpellation, une nouvelle campagne de sensibilisation aux droits de l’enfant est lancée et diffusée largement sur les réseaux sociaux.

 

Vous pouvez télécharger les documents suivants :

Article source: http://www.ldh-france.org/communique-republique-garante-droits-lenfant-aede-sengage-les-debats-electoraux-livre-blanc/

Communiqués de la LDH

Prochaine réunion publique de l’OEE, mercredi 5 avril 2017

 

 

Prochaine réunion publique de l’OEE : contrôle et internement des Tsiganes en France, autres temps, autres mœurs ?

 

En abrogeant la loi du 3 janvier 1969, la loi du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté a mis fin au statut juridique d’exception des Gens du voyage. A cette occasion, l’Observatoire de l’enfermement des étrangers souhaite revenir sur l’histoire de l’enfermement des nomades en France (1938-1946), précédé et suivi par deux siècles de législation spécifique à l’encontre d’une partie de la population, dénommée saltimbanques (1863), forains et nomades (1912) puis Gens du voyage (1969).

A partir des interventions initiales de :

Denis Peschanski, historien, directeur de recherche au CNRS, auteur de Les tsiganes en France (1939-1946), et de La France des camps. L’internement, 1938-1946,

– et de Laurent El Ghozi, président de la Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage (Fnasat),

le débat permettra de réfléchir aux correspondances entre les mesures et modalités d’enfermement administratif des nomades et d’autres populations autour de la Seconde guerre mondiale, et des étrangers depuis la fin du XXème siècle. Et, au-delà, de mettre en perspective les stéréotypes, les dispositions coercitives et les discriminations affectant ces différentes populations, ainsi que les mouvements de résistance et de solidarité à leur égard.

 

Dans les locaux de la Ligue des droits de l’homme

138 rue Marcadet, 75018 Paris

métro Lamarck-Caulaincourt (ligne 12)

Article source: http://www.ldh-france.org/invitation-prochaine-reunion-publique-mercredi-5-avril-2017-19h/

Communiqués de la LDH

La LDH dans les médias du 10 au 16 mars 2017

Télécharger la revue de presse du 10 au 16 mars 2017

Article source: http://www.ldh-france.org/ldh-les-medias-du-10-au-16-mars-2017/

Communiqués de la LDH

16 mars 2017 – Tribune collective « Pour que l’affaire Théo ne se reproduise pas », publiée dans Libération

Tribune collective du Cran, de la LDH, du Mrap et de SOS Racisme

LIRE L’ARTICLE

Article source: http://www.ldh-france.org/16-mars-2017-tribune-collective-laffaire-theo-se-reproduise-pas-publiee-liberation/

Communiqués de la LDH

D’insupportables menaces envers les défenseurs des droits du peuple palestinien

Communiqué LDH

Paris, le 17 mars 2017

 

Depuis des mois, les membres de l’Association France Palestine solidarité (AFPS) font l’objet de menaces de la part de groupes qui, au nom de la défense d’Israël, veulent importer le conflit israélo-palestinien en France. Ces groupes viennent de passer à un stade supérieur puisque la Brigade juive a publié sur sa page Facebook et sur son site les coordonnées personnelles (adresse, téléphone…) des responsables de la direction de l’AFPS, après que cette association avait été sommée de mettre fin à ses actions pour le boycott des produits israéliens. Ces informations ont été relayées par d’autres sites et notamment par celui de la Ligue de défense juive, organisation qui, à plusieurs reprises, a fait acte de violence pour faire taire toute critique de la politique israélienne.

 

De tels agissements sont inadmissibles. Ils traduisent une insupportable ingérence de ces organisations dans la politique intérieure française et une atteinte permanente à la liberté d’expression. Pour la LDH, l’appel au boycott des produits israéliens ne saurait souffrir aucune manœuvre d’intimidation, aucune restriction, dès lors qu’il ne s’accompagne pas de propos racistes ou antisémites qui eux, doivent être poursuivis sans relâche.

 

La LDH tient à manifester toute sa solidarité envers les militants de l’AFPS qui, à la suite de la publication de ces informations, ont reçu de graves menaces, y compris pour leur vie. Elle se montrera solidaire des actions en justice que ces militants entreprendront.

 

Enfin, elle demande instamment aux pouvoirs publics de prendre toutes leurs responsabilités pour faire enfin cesser des agissements qui n’ont que trop duré.

Article source: http://www.ldh-france.org/dinsupportables-menaces-envers-les-defenseurs-droits-du-peuple-palestinien/

Communiqués de la LDH

Une nouvelle manoeuvre pour faire taire les défenseurs du droit à l’eau

La LDH soutient la Fondation France Libertés et la Coordination Eau Île-de-France, poursuivies pour diffamation par Veolia !

 

Parce qu’elles défendent le droit à l’eau des plus démunis en luttant contre les coupures d’eau illégales, elles dérangent la multinationale. Emmanuel Poilane, directeur de la Fondation France Libertés, et Jean-Claude Oliva, directeur de la Coordination Eau Île-de-France, sont directement visés par cette attaque de Veolia. Ils ont besoin de notre solidarité.


La lutte pour le droit à l’eau pour tous
Depuis trois ans, les coupures d’eau pour impayés sont illégales dans les résidences principales, tout au long de l’année. Les multinationales Veolia et la Saur ont tout fait pour ignorer et contester cette loi. La Fondation France Libertés et la Coordination Eau Île-de-France ont mené des actions en justice aux côtés des usagers démunis victimes de coupures d’eau pour défendre leurs droits.
Elles ont obtenu la victoire devant de multiples tribunaux, cours d’appel et même devant le Conseil constitutionnel : tous ont confirmé l’interdiction des coupures d’eau et des réductions de débit.

Une poursuite-bâillon
N’ayant pu obtenir gain de cause en justice, Veolia tente une nouvelle manœuvre : faire taire les défenseurs du droit à l’eau et de la loi. Au-delà de la question des coupures d’eau, cette attaque du leader mondial de l’eau concerne tous les défenseurs des droits humains, sociaux et environnementaux.

Comment les aider?
Une campagne de financement participatif est lancée pour aider France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France à couvrir leurs frais de justice : http://bit.ly/2mlH1U9. Contribuez et relayez cette campagne dans nos réseaux. Ils ont besoin de nous dans cette lutte de David contre Goliath .

#Onnesetairapas

Article source: http://www.ldh-france.org/nouvelle-manoeurvre-faire-taire-les-defenseurs-du-droit-leau/

Communiqués de la LDH

Une nouvelle manoeuvre pour faire taire les defenseurs du droit à l’eau

La LDH soutient la Fondation France Libertés et la Coordination Eau Île-de-France, poursuivies pour diffamation par Veolia !

 

Parce qu’elles défendent le droit à l’eau des plus démunis en luttant contre les coupures d’eau illégales, elles dérangent la multinationale. Emmanuel Poilane, directeur de la Fondation France Libertés, et Jean-Claude Oliva, directeur de la Coordination Eau Île-de-France, sont directement visés par cette attaque de Veolia. Ils ont besoin de notre solidarité.


La lutte pour le droit à l’eau pour tous
Depuis trois ans, les coupures d’eau pour impayés sont illégales dans les résidences principales, tout au long de l’année. Les multinationales Veolia et la Saur ont tout fait pour ignorer et contester cette loi. La Fondation France Libertés et la Coordination Eau Île-de-France ont mené des actions en justice aux côtés des usagers démunis victimes de coupures d’eau pour défendre leurs droits.
Elles ont obtenu la victoire devant de multiples tribunaux, cours d’appel et même devant le Conseil constitutionnel : tous ont confirmé l’interdiction des coupures d’eau et des réductions de débit.

Une poursuite-bâillon
N’ayant pu obtenir gain de cause en justice, Veolia tente une nouvelle manœuvre : faire taire les défenseurs du droit à l’eau et de la loi. Au-delà de la question des coupures d’eau, cette attaque du leader mondial de l’eau concerne tous les défenseurs des droits humains, sociaux et environnementaux.

Comment les aider?
Une campagne de financement participatif est lancée pour aider France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France à couvrir leurs frais de justice : http://bit.ly/2mlH1U9. Contribuez et relayez cette campagne dans nos réseaux. Ils ont besoin de nous dans cette lutte de David contre Goliath .

#Onnesetairapas

Article source: http://www.ldh-france.org/nouvelle-manoeurvre-faire-taire-les-defenseurs-du-droit-leau/

Communiqués de la LDH

Non à l’accord tuniso-allemand pour organiser des expulsions massives de migrants tunisiens

Appel commun : Association Citoyenneté et Libertés, Association pour les études sur la population, ASPOMIS, ATDDE, CTLP, CETUMA, Collectif 3 C, CVDT, CRLDHT, Conseil italien des réfugiés, FTCR, FTDES, LTDH, Euromed Droits, Union des leaders africains, UNFT, Utopia Tunisie, LDH

Hammamet, le 12 Mars 2017

 

Selon des déclarations officielles reprises par les médias, le Président de la République tunisienne et la chancelière allemande ont annoncé la signature d’un accord tuniso-allemand prévoyant l’expulsion de 1500 migrants tunisiens prétendus en situation irrégulières en Allemagne.

Les associations de la société civile tunisiennes signataires rappellent leur position de refus de tous les accords de réadmission et dénoncent cet accord pour les raisons suivantes :

– Il remet en cause un droit de l’Homme fondamental à la libre circulation des personnes.

– Il viole la dignité et l’intégrité physique des migrants car il prévoit leur expulsion massive, accélérée et forcée.

– Il ne prévoit pas le droit au recours des migrants contre ces procédures d’expulsion.

– Cet accord a été négocié sans aucune consultation des organisations de la société civile tunisienne intervenant dans le champ migratoire. Pire, il n’a pas été rendu public à ce jour, violant ainsi le droit des citoyens à la transparence et à l’accès aux données publiques.

– Cet accord intervient dans un contexte de surenchères populistes faisant des amalgames entres les migrants et les terroristes, que nous dénonçons.

– Cet accord s’inscrit dans les politiques migratoires européennes qui se traduisent par des pressions inacceptables notamment relatives à la conditionnalité de l’aide publique au développement sur les pays du Sud dont la Tunisie.

 

Les associations signataires demandent :

– Aux autorités tunisiennes la publication immédiate de cet accord et tous les autres accords signés avec les pays européens conformément aux principes de transparence.

– Aux députés membres de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) de se saisir de cet accord ainsi que tous les autres accords, particulièrement ceux signés récemment, afin d’exercer le rôle du peuple tunisien au contrôle démocratique sur les actes du pouvoir exécutif.

– L’ouverture d’un débat national transparent sur les questions migratoires conformes aux principes de la constitution et de la révolution.

– La réforme des lois relatives aux migrants et aux étrangers par l’abrogation de toutes les lois et accords contraires aux droits de l’Homme et l’adoption d’une nouvelle législation respectueuse de ces droits.

– Aux autorités allemandes de développer une politique d’intégration des migrants respectueuse des droits et conforme aux conventions internationales.

 

Nous lançons un appel aux organisations de la société civiles tunisiennes, allemandes et européennes pour qu’elles s’opposent à cet accord ainsi qu’aux politiques sécuritaires anti-immigrés.

 

Signataires :

  • Association Citoyenneté et Libertés
  • Association pour les études sur la population, la migration et la société – (ASPOMIS)
  • Association tunisienne de défense des droits de l’enfant – (ATDDE)
  • Centre de Tunis pour la liberté de la presse – (CTLP)
  • Centre de Tunis pour la migration et l’asile – (CETUMA)
  • Collectif 3 C
  • Comité de vigilance pour la démocratie en Tunisie – (CVDT)
  • Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme En Tunisie – (CRLDHT)
  • Conseil italien des réfugiés
  • Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des Deux Rives – (FTCR)
  • Forum tunisien pour les droits économiques Et sociaux – (FTDES)
  • Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme – (LTDH)
  • Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme – (Euromed Droits)
  • Union des leaders africains
  • Union nationale de la femme tunisienne – (UNFT)
  • Utopia Tunisie

Soutenu par :

  • Ligue des droits de l’Homme – (LDH)

 

 

Article source: http://www.ldh-france.org/laccord-tuniso-allemand-organiser-expulsions-massives-migrants-tunisiens-c/

Communiqués de la LDH