Mort de M.Zhang Chaolin à Aubervilliers : le racisme tue !

Vendredi 12 août 2016, M. Zhang Chaolin est décédé de ses blessures occasionnées quelques jours auparavant par une agression très violente dont les circonstances laissent peu de doute sur son caractère raciste.

Cet événement dramatique marque une aggravation des comportements et actes anti-asiatiques que connaissent depuis maintenant quelques mois des quartiers parisiens et des communes de la banlieue proche. Cette montée de propos et d’agressions racistes souligne là aussi une dégradation très inquiétante de notre capacité à accepter et vivre avec l’autre en toute fraternité.

La Ligue des droits de l’Homme présente ses condoléances à la famille et aux proches de M. Zhang Chaolin. Elle souhaite que toute la lumière soit faite sur cette affaire et appelle nos concitoyennes et concitoyens à rester mobilisés contre la montée de la haine et le refus de l’autre.

Paris, le 24 août 2016

Article source: http://www.ldh-france.org/mort-m-zhang-chaolin-aubervilliers-racisme-tue/

Communiqués de la LDH

Gazage de la population de La Ghouta 3 ans déjà et l’assassin court toujours.

3 ans d’impunité, 3 ans de lâcheté de la part de la Communauté internationale

Rassemblement : Place du Trocadéro et du 11 Novembre (Esplanade) Dimanche 21 août à 16 heures. Métro : Trocadéro

Aujourd’hui, chacun s’accorde à considérer que l’inaction des grandes puissances au lendemain de ce tragique 21 août 2013 a donné à Bachar Al Assad un permis de tuer et a de fait favorisé l’émergence de Daech en Syrie, pain bénit pour le régime qui en tire argument pour ne pas négocier et pour s’affubler d’un rôle usurpé de rempart contre le terrorisme.

Au moment où l’opposition armée à Assad et à Daech inflige dans Alep des revers militaires significatifs à la dictature syrienne et à ses alliés (le régime intégriste d’Iran et le Hezbollah, soutenus par l’aviation de guerre de Vladimir Poutine), l’inquiétude grandit pour les populations civiles quant à ce qui pourrait survenir en cas d’utilisation d’armes chimiques par un pouvoir aux abois. Ces derniers jours des bonbonnes de gaz toxique ont été larguées sur la ville de Sarakeb.

À la veille de nouvelles négociations sur la Syrie, on entend toujours sur les ondes la petite rengaine de pseudo-spécialistes en géopolitique dont le premier souci est d’occulter les crimes de guerre et crimes contre l’Humanité de Bachar Al Assad. Sachant la gravité de la situation, nous demandons à la Communauté internationale :

♦ De faire respecter les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations unies n° 2118 sur les armes chimiques et n° 2209 sur l’usage du chlore,

♦ De protéger la population civile en empêchant définitivement ce régime criminel et ses alliés d’utiliser leur aviation militaire et leurs armes de destruction massive, barils et tuyaux bourrés d’explosifs, bombes au phosphore et autres engins de mort,

♦ De procéder sans délai à la saisine de la Cour Pénale Internationale.

Contact presse : collectif.psld@gmail.com Téléphone : 06 87 56 94 53 Facebook : https://www.facebook.com/SyriePSLD2011/?ref=tsfref=ts.

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Article source: http://www.ldh-france.org/gazage-population-ghouta-3-ans-deja-lassassin-court-toujours/

Communiqués de la LDH

La LDH dans les médias du 12 au 18 août 2016

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Article source: http://www.ldh-france.org/ldh-les-medias-du-12-au-18-aout-2016/

Communiqués de la LDH

Comme à son habitude le Premier ministre ajoute de la tension au grotesque

Au grotesque d’un débat autour d’un vêtement de bain, le Premier ministre, fidèle à lui-même, ajoute aux tensions en faisant de comportements individuels la marque d’un projet politique. Le Premier ministre s’aligne ainsi sur le trait d’union que les maires de Cannes et de Villeneuve-Loubet font entre les actes de terrorisme et le port de ce vêtement. En maniant cette rhétorique, le Premier ministre participe à la stigmatisation d’une catégorie de Français, devenue, en raison de leur foi, a priori des suspects.

 

Quel que soit le jugement que l’on porte sur le signifiant du port de ce vêtement, rien n’autorise à faire de l’espace public un espace réglementé selon certains codes et à ignorer la liberté de choix de chacun qui doit être respectée. Après le « burkini » quel autre attribut vestimentaire, quelle attitude, seront transformés en objet de réprobation au gré des préjugés de tel ou tel maire ?

 

Ces manifestations d’autoritarisme n’empêcheront rien mais elles constituent un dévoiement de la laïcité. Et assurément, elles renforcent le sentiment d’exclusion et contribuent à légitimer ceux et celles qui regardent les Français musulmans comme un corps étranger à la nation.

 

La LDH continuera à engager les procédures nécessaires pour faire annuler des arrêtés provocateurs et appelle tous les acteurs de la vie publique à cesser d’ajouter de la tension au grotesque.

 

Paris, le 17 août 2016

Article source: http://www.ldh-france.org/habitude-premier-ministre-ajoute-tension-au-grotesque/

Communiqués de la LDH

Censurer les arts de la rue : un mauvais coup porté au vivre ensemble

Communiqué de l’Observatoire de la liberté de création

Alors que l’état d’urgence a été prolongé une quatrième fois cet été, les manifestations d’arts de la rue font face à des exigences de sécurisation de plus en plus contraignantes. Malmenés, déplacés, redimensionnés, voire annulés, les spectacles dans l’espace public portent pourtant la capacité à ré-enchanter l’espace public aujourd’hui.

Depuis l’automne dernier, des actes terroristes ont frappé plusieurs fois dans l’espace public.

La gravité de cette situation historique conduit à une sur-sécurisation et à une forme de privatisation sécuritaire de l’espace public, contraire à sa nature de bien public et d’espace de partage par excellence entre les citoyens et les citoyennes.

Dans ce contexte, les propositions artistiques dans l’espace public répondent par son ré-enchantement. Il faut reconnaître le savoir-faire des artistes des arts de la rue, spécialistes de l’intervention dans l’espace public. Leurs gestes poétiques participent à un mouvement du sensible, du festif, du fraternel et du pacifique.

Malgré l’envie et les batailles menées par des organisateurs convaincus pour trouver des solutions, les spectacles d’arts de la rue font face depuis plusieurs mois à des annulations en cascade, sans concertation avec les compagnies concernées. Cela accroit la fragilisation d’un secteur, de ses emplois et de ses structures économiques.

Cette multiplication des annulations s’appuie sur des motifs d’impossible sécurisation des espaces publics par manque d’effectifs suffisants de forces de police. Cela participe à une régression inacceptable des libertés d’expression et de création dans l’espace public.

A Chalon dans la rue, la compagnie Les Batteurs de Pavé s’est vue signifier l’annulation de son spectacle Les Trois Mousquetaires. Au festival FARse 2016 à Strasbourg, c’est le spectacle Funambus de la compagnie Underclouds qui a été annulé. La compagnie Transe Express connaît l’annulation d’une représentation prévue à l’occasion de l’America’s cup à Toulon en septembre.

Il importe de réaffirmer la responsabilité partagée entre les professionnels (artistes, organisateurs), les élu.e.s, les représentants de l’Etat et les citoyens-spectateurs : l’espace public appartient à tous et il appartient à tous d’assumer les conditions des manifestations artistiques dans l’espace public. La prudence est certes de mise, mais elle va de pair avec le courage de s’émerveiller ensemble et celui de ne pas céder à ceux qui veulent propager la peur.

La présence vive de tous les arts dans l’espace public est une réponse riche aux inquiétudes qui pèsent sur notre société. Rester dans les rues pour y vivre les arts vivants est la seule réponse à l’instrumentalisation manichéenne de la peur. Il faut continuer d’affirmer nos valeurs : libertés d’expression, de création et de circulation dans l’espace public.

En France et partout ailleurs, l’art est public : il doit continuer à s’épanouir en rue libre.

Paris le 16 août 2016

Article source: http://www.ldh-france.org/censurer-les-arts-rue-mauvais-coup-porte-au-vivre/

Communiqués de la LDH

Jacqueline Sauvage, une décision de justice aux attendus contestables

Condamnée en décembre 2015 pour le meurtre d’un mari qui la frappait et avait violé ses filles, Jacqueline Sauvage vient de se voir refuser par le tribunal d’application des peines une libération conditionnelle, au  prétexte que la médiatisation de son affaire l’aurait empêchée de prendre conscience de la gravité de son acte.

S’il est vrai que la condamnation de Jacqueline Sauvage a suscité une émotion largement relayée par les médias, il est particulièrement injuste de rendre cette femme de 68 ans responsable d’un élan de compassion qui s’appuie sur une réalité insupportable : en France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint.

C’est en cela que toutes les voix qui se sont mobilisées pour la défendre ont pu faire d’elle une figure emblématique. Son maintien en prison constitue un camouflet pour toutes celles et tous ceux qui se battent contre les violences faites aux femmes.

Paris, le 16 août 2016

Article source: http://www.ldh-france.org/jacqueline-sauvage-decision-justice-aux-attendus-contestables/

Communiqués de la LDH

Le maire de Cannes interdit la baignade et baigne dans la haine religieuse

Le maire de Cannes vient d’interdire l’accès aux plages de cette commune et la baignade aux personnes qui n’auraient pas une « tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité, respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime »… Le maire précise sa pensée en indiquant que le port de vêtements pendant la baignade ayant une connotation contraire à ces principes est également interdit.

Bien entendu, ce que le maire de Cannes veut interdire c’est le port de vêtements de bains intégraux, portés par des femmes de confession musulmane.

Détournant la laïcité de sa vocation, le maire de Cannes organise la discrimination contre des femmes qui ne commettent aucun délit, si ce n’est aux yeux du maire, d’avoir une certaine pratique de leur religion.

S’appuyant sur l’état d’urgence et faisant explicitement référence aux deux derniers attentats, le maire de Cannes pratique ainsi un amalgame périlleux pour la paix sociale.

Et il est désolant de constater que le préfet n’a engagé aucun recours contre cette délibération, engageant ainsi la responsabilité du gouvernement.

La LDH a décidé de saisir la juridiction administrative d’une procédure en suspension de cet arrêté et de saisir le procureur de la République d’une plainte pénale contre le maire.

Paris, le 12 août 2016

 

Article source: http://www.ldh-france.org/maire-cannes-interdit-baignade-baigne-haine-religieuse/

Communiqués de la LDH

La LDH dans les médias du 5 au 11 août 2016

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Article source: http://www.ldh-france.org/ldh-les-medias-du-5-au-11-aout-2016/

Communiqués de la LDH

Etat d’urgence en Turquie

Déclaration conjointe AEDH, EuroMed Droits, FIDH, HRFT et IHD

EuroMed Droits, l’Association Européenne pour la défense des Droits de l’Homme (AEDH), la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), la Fondation Turque des Droits de l’Homme (HRFT) et l’Association des Droits de l’Homme pour la Turquie (IHD)sont extrêmement préoccupés par l’état d’urgence décrété en Turquie pour une période de trois mois à la suite de la tentative de coup d’État du 15 juillet, au cours de laquelle des centaines de civils, de soldats et de policiers ont perdu la vie. L’état d’urgence permet au président et au Conseil des ministres de gouverner par décret, sapant ainsi les principes démocratiques. Cet état d’urgence suspend également « en tout ou en partie » l’exercice des droits humains et des libertés fondamentales, y compris les obligations de la Turquie en vertu de la Convention européenne des droits de l’Homme.

Nos organisations réaffirment que la stabilité ne peut être restaurée qu’en maintenant les droits humains et l’État de droit. Le gouvernement turc devrait respecter rigoureusement les principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité et honorer en tout temps ses engagements internationaux à l’égard des droits humains. D’autres sources de préoccupation menacent l’avenir des droits humains en Turquie, notamment le débat au sujet de la réintroduction de la peine de mort pour les personnes accusées d’avoir fomenté le coup d’État et le projet visant à modifier la constitution. Conformément au droit international des droits humains, des mesures de sécurité peuvent être prises en temps de crise, mais seulement dans le prolongement de l’État de droit.

Les coupables doivent être traduits en justice à l’issue d’une enquête indépendante, impartiale, rapide et approfondie. Les poursuites doivent être menées en accord avec les standards internationaux du procès équitable et la présomption d’innocence doit être respectée. Les personnes pour lesquelles aucune preuve d’actes répréhensibles n’a été établie ne devraient pas faire l’objet d’enquêtes sans fondement et de mesures restrictives. Nos organisations expriment leurs préoccupations quant aux représailles aveugles du gouvernement tant à l’encontre du personnel militaire et judiciaire, avec l’arrestation expéditive de plusieurs milliers de personnes prétendument impliquées dans le coup d’État, que des journalistes et des voix critiques au sein de la société civile turque, avec notamment l’interdiction générale de voyager pour les universitaires.

Jusqu’à présent, environ 50 000 fonctionnaires publics ont été suspendus de leurs fonctions et plusieurs écoles, fondations et universités ont été prises en charge par le gouvernement. De la même manière, des dizaines d’associations et de médias ont fermé leurs portes. Toute personne arrêtée doit se voir reconnaître ses droits tels qu’entérinés par le droit international et les autorités turques doivent être tenues responsables de leur sécurité et de leur protection. Des enquêtes doivent être réalisées dans le respect de l’État de droit. Les voix critiques doivent continuer de pouvoir s’exprimer librement dans l’espace public.

Cette tentative de putsch s’inscrit dans un contexte de graves violations des droits humains et de l’État de droit par les autorités turques : limitation de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, perte d’immunité et menaces de poursuites de l’opposition parlementaire, criminalisation de la dissidence, projets de concentration du pouvoir entre les mains du président, volonté de transformer la religion en arme du gouvernement et mise en œuvre d’une répression violente dans le sud-est.

Bien que condamnable, la tentative de coup d’État ne doit pas servir de prétexte aux autorités turques pour fragiliser la démocratie, l’État de droit et les droits humains, ainsi que pour renforcer l’autoritarisme actuel et affaiblir davantage la situation des migrants sur son territoire.

Nous en appelons à la communauté internationale, en particulier à l’Union Européenne, à rester en alerte et à exhorter la Turquie à se conformer à ses obligations internationales. Les intérêts géostratégiques ne doivent pas prendre le pas sur le respect de l’état de droit et des droits humains.

Bruxelles, Paris, Ankara 5/8/2016

Article source: http://www.ldh-france.org/etat-durgence-en-turquie/

Communiqués de la LDH

La LDH dans les médias du 29 juillet au 4 août 2016

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Article source: http://www.ldh-france.org/ldh-les-medias-du-29-juillet-au-4-aout-2016/

Communiqués de la LDH